‹ Contribution à l'étude des réactions méningées aigues aseptiquesChapitre 4 sur 23 · INTRODUCTION — HISTORIQUE · texte numérisé non relu

INTRODUCTION — HISTORIQUE

Depuis la découverte faite en 1890 par Quincke de Kiel, la littérature médicale s’est enrichie d'études nombreuses consacrées à la ponction lombaire, et à son

application au diagnostic de la nature des méningites

de même qu’à leur pronostic età leur traitement.

On s'est attaché tout d’abord à la recherche des micro-organismes que pouvait contenir le liquide céphalo-rachidien examiné au cours des méningites. Les

résultats obtenus ont été positifs et ont permis de se

rendre compte sur le vivant de la nature des éléments

infectieux causes des réactions inflammatoires des en-

veloppes cérébro-spinales. C’est ainsi qu’on a eu la confirmation de cette notion déjà établie antérieurement par les autopsies, qu'il n’existait pas seulement en dehors de la méningite tuberculeuse, une méningite cérébro-spinale, mais une série de méningites à agents pathogènes divers, et dont l’évolution n’était pas toujours fatale. ;

Ces connaissances ont contribué à éclairer la patho-

génie d’un grand nombre de faits restés inexpliqués auparavant. Car à côté des cas dans lesquels la mort permettait de constater à l’autopsie la nature de l’agent infectieux cause de la méningite, il en restait un certain ‘nombre dont la guérison ne permettait pas de vérifier l’étiologie, et dont l’évolution dans lés premières étapes avait pourtant ressemblé à celle des cas mortels. L'épidémie de grippe de 1889-1890 a été particulièrement fertile en faits de ce genre, et nombreuses ont été les observations publiées par Legendre (1)Comby,Grancher, ei Sevestre (2), concernant particulièrement les enfants.

Parallèlement aux recherches bactériologiques on a étudié certains autres caractères du liquide céphalorachidien à l’état pathologique. On s’est préoccupé de sa couleur, de sa limpidité, de la présence ou de l’absence de sédiments ; on a examiné sa teneur en albumine et en éléments chimiques divers, sa quantité. Mais c’est surtout la recherche de l’agent pathogène qui a préoccupé les auteurs, et cependant, il n’était pas toujours possible de déceler sa présence.

En 1896, Wentworth (3) étudiant les caractères pathologiques du liquide cérébro-spinal recueilli au cours d'une méningite tuberculeuse, constate dans ce liquide

la présence des globules blancs du sang. Il y avait

1, LéGenpre. Revue pratique d'obstétrique et d'hygiène de l'enfance, décembre 1889.

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