Coms, Grancuer, Sevesrre, Soc. méd. des hôpit
3. Wexrworru. Some experimental. W. As lumbar puncture of the subarachnoïd space. Arch. of Pédiatrie, 1896.
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quelques leucocytes polynucléaires, mais la majorité était constituée par de petits leucocytes mononucléaires, par des lymphocytes. 4 .
Peu de temps après la publication de Wentworth, Bernheim et Moser (1) discutent le fait en émettant une objection. S'il est vrai, disent-ils, que la Ilympho- cytose est la règle dans la méningite tuberculeuse et la polynucléose dans la méningite cérébro-spinale, cette règle peut se trouver en défaut. Et en même temps, ces auteurs signalent la présence dans le liquide rachidien de cellules endothéliales.
En 1898, Councillmann, Mallory et Wright (2), publiant les résultats de l'examen histologique du liquide céphalo-rachidien dans 55 cas de méningite cérébrospinale, s'expriment ainsi: «Dans le liquide obtenu par les premières ponctions deux ou trois jours après le début de la maladie, lés s:uls éléments cellulaires furent les polynucléaires. Plus tard, nous avons trouvé de larges cellules épithélioïdes avec des cellules de pus, et souvent incluses dans ces dernières. Dans certains cas, des lymphocytes existaient en petite quantité. »
Ces observations devaient aboutir à l’étude du cyto-
diagnostic qui fut entreprise et pour ainsi dire créée
de toutes pièces par M. Widal à propos du diagnostic des pleurésies tuberculeuses. Ses travaux ont établi que
1. Bernaeim er Moser : Uber die diagostiche Bedentung der lambal ponction. Wiener Klinischen Woch., 1897.
2.Counarzzmann, Mazrory et WriGur./n:Epidimie cerebro-spinal méningitis and its relation to other forms of meningitis, Boston, 1898.
se Open
la présence de lymphocytes dans le liquide d’une séreuse relève d’un processus lent ou chronique, tandis que la polynueléose traduit une réaction aiguë. Appliquant ces données à l'étude du liquide céphalorachidien, MM. Widal Sicart et Ravaut (1) ont fait voir que le cyto-diagnostic fait au cours de la méningite tuberculeuse permet de constater la lymphocytose, tout comme dans le liquide de la pleurésie tuberculeuse. Ils ont relaté au même moment, leurs expériences sur des chiens auxquels ils avaient inoculé du bacille tuberculeux, du staphylocoque, du pneumocoque et du bacille typhique. Ils ont pu constater dans tous les cas, que le liquide céphalo-rachidien avait présenté de la polynu-
cléose, sauf chez les chiens qui avaient été inoculés
avec du bacille de Koch, et chez lesquels la lympho-.
cytose prédominait. Ces mèmes auteurs font remarquer que cette formule n’est mème pas aussi pure que celle fournie par le liquide céphalo-rachidien puisé au cours de la méningite tuberculeuse humaine : « L'inoculation brutale d’une émulsion bacillaire dans la cavité arachnoïdo-pie-mérienne est capable, on le conçoit,
de provoquer des réactions quelque peu différentes de
celles occasionnées par l’évolution d’une tuberculose
spontanée de la méninge. »
Aïnsi, on possède à l’heure actuelle un moyen de :
diagnostic de la méningite tuberculeuse, laquelle est
parfois si difficile à dépister cliniquement, surtout lors-
qu’elle existe sous forme de plaques comme M. Chan-
1, Winai,Sicarr er Ravaur. Société de Biologie, 1900,
LONSE
temesse en a cité des exemples chez des adultes. La
recherche du bacille de Koch et l’inoculation aux animaux sont certainement d'excellents moyens de diagnostic ; mais la présence du bacille est souvent difficile à mettre en évidence, et l’inoculation aux animaux ne donne des renseignements intéressants qu'après plusieurs jours et même plusieurs semaines.
Le cyto-diagnostic, au contraire, renseigne immédiatement le clinicien, et lui est d’un précieux secours pour éclairer un diagnostic parfois hésitant. En révélant à la chnique telle ou telle formule leucocytaire il la renseigne sur la nature des réactions pathologiques opposées par les méninges, ces réactions variant d'intensité avec les divers agents pathogènes. Il y a, en effet, suivant les agents provocateurs, une sorte de sélection cellulaire : lymphocytose contre le bacille tuberculeux et contre les processus. chroniques comme le tabès, la paralysie générale, etc..., polynucléose au contraire contre les agents infectieux donnant lieu à un processus aigu. Le cyto-diagnostic nous fournit donc un symptôme
basé sur la pathogénie, et constitue de la sorte, ainsi
que le fait remarquer M. Widal, une nouvelle applica-.
tion des théories si fécon@es émises par M. Metchni-
koff, au sujet de la phagocytose.
Mais, on sait que la diapédèse n’exige pas nécessairement la présence des microbes au foyer même où elle se produit. A l’heure actuelle, les recherches de Chauveau, de Bouchard, d’Arloing, de Gauthier et de
Charrin, pour ne citer que les initiateurs, ont établi le
rôle prépondérant des toxines microbiennes, c'’est-à-