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24 RECTO-COLITES ULCÉREUSES.
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De la lecture de ces’ graphiques, on peut déduire quatre grands schémas évolutifs.
a) Formes à rechutes annuelles et régulières. —
. Ce sont les plus fréquentes et les plus caractéristiques, elles
sont inscrites sur les graphiques 5-6-7-8-9 et 13. E’observation inédite que nous faisons suivre est absolument caractéristique de cette variété.
OBsERvATION VII (graphique DD
Mme S..., 63 ans.
Début de l'affection en 1910 par une crise dont le schéma initial
restera le même aux poussées ultérieures : période de constipation
suivie d’une phase dysentérique : vingt selles par jour avec glaires, pus mais surtout sang. Crises régulièrement annuelles depuis et jusqu’en 1937. D’autre part-elles surviennent toujours au printemps, leur durée est en règle toujours de deux à trois mois. Parmi ces crises quelques-unes sort plus fortes au point de vue intensité, en dehors de l'amaigrissement, de l'élévation thermique (3805) habituels des poussées, l’anémie est quelquefois plus marquée 1911, 1920, 1924, 1929, 1936. Soignée par différents médecins, la malade n’a jamais eu d'examen rectoscopique. Quelques-unes de ces poussées méritent la relation. En 1934, elle est guérie en 3 jours à la huitième semaine de sa crise par la prise de 6 capsules d'huile de Haarlem (2 capsules par jour).
* En 1935, elle est guérie à la huitième semaine de l’évolution alors
qu’elle prend depuis deux jours une spécialité à base de ferments lactiques. En mai 1936, guérison subite en 3 jours au bout de deux mois d'évolution sans thérapeutique mais à la suite d’une émotion (maladie grave et brusque de son fils).
Examinée en mai 1937, en pleine poussée, par le DT RAGHET qui est le premier à faire un examen rectoscopique : aspect typique de rectocolite ulcéreuse avec muqueuse abrasée, littéralement absente, laissant partout perler le sang.
Aucune thérapeutique n’est prescrite, l’alimentation normale, à la huitième semaine, guérison spontanée. Revue à la rectoscopie trois semaines après, guérison anatomique, totale en apparence, en réalité aspect typique des pseudo-guérison, granité de la muqueuse, fragilité extrême au contact du tube, petite bande lésionnelle sur le plancher de ampoule.
Et
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Observation absolument caractéristique par son rythme annuel à poussée printanière, le type même de la poussée cyclique. Remarquons aussi l'identité de renouvellement et de cessation des crises avec les traitements divers et aussi sans traitement.
b) Les formes à rechutes éloignées : les crises de rectocolite sont largement espacées mais admettent toujours un certain rythme dans leur reproduction, les périodes intercalaires restant très souvent égales en durée, graph. 4.
OBsEeRvATION VIII (graphique 4).
Mne L..., 35 ans. Service du Prof. ad
AG dons initiaux en 1926 caractérisés par un syndrome dysentérique fait de selles glaireuses, sanguinolentes, nombreuses, suivies de ténesme très intense. Les diagnostics incertains se sont succédé et ont finalement abouti à une intervention chirurgicale à Saint-Joseph où l'on ne constate que des adhérences. Opération qui ne fait en rien cesser les troubles dysentériques qui persistent pendant 3 mois. Cette période initiale a duré au total 9 mois. Une longue période de cédation parfaite de tous troubles intestinaux suit pendant laquelle la malade supporte très bien une grossesse. Mais, en 1931, nouvelle poussée dysentérique à prédominance hémorragique qui ne dure que 2 mois. En juillet 1935, début d’un nouvel épisode qui dure jusqu’au temps actuel (mars 1936)
égalant en durée l’épisode initial. L’été général est très mauvais, amai- :
grissement de 18 kgr., dix à quinze selles quotidiennes sanglantes et glaireuses. Un examen de selles pratiqué rapporte la présence de kystes amibiens mal différenciés, réponse que le laboratoire fait suivre d’un point d'interrogation. Les kystes ne sont pas retrouvés à des examens ultérieurs. Un traitement émétinien ne fait que provoquer une accentuation de la symptomatologie.
Rectoscopie : Aspect de recto-colite nlbabna plages érosives et diphtéroiïdes, fragilité muqueuse. Un traitement à l’amunine est institué et dès lors grosse amélioration fonctionnelle et générale, le nombre des selles passe de 10 à 12 qu’il était, à 5 par jour ; la température qui était à 390-400 baisse. Mais la recto montre des lésions identiques : en Juillet, la guérison fonctionnelle est parfaite mais à l’examen endoscopique, aspect granité, fragilité muqueuse. La malade cesse le traitement à l’amunine pendant un mois, elle fait alors une rechute