CONCLUSIONS
-9. Aucun des agents étiologiques jusqu'ici décrit n’a fait sa preuve pathogène et aucune des expérimentations ne résiste à la critique des faits.
10. Si l’origine infectieuse nous paraît actuellement très discutable tout au moins à titre de cause intime et primitive, par contre, la notion de terrain, faite de sensibilisation intestinale explique mieux les caractères essentiels de la rectocolite ulcéreuse.
11. L’ignorance de la cause entraîne l'ignorance de la thérapeutique puisque tout traitement étiologique et par conséquent spécifique est impossible.
12. Les résultats paradoxaux publiés par tous les auteurs avec les thérapeutiques les plus diverses, suivis des échecs les plus retentissants par les mêmes méthodes dans des cas exactement semblables, montrent bien que nous ne connaissons pas le traitement de la recto-colite ulcéreuse.
13. Le traitement local purement symptomatique basé sur le pouvoir épithélialisant de la vitamine À nous paraît actuellement le plus efficace, encore qu'il ne réalise que la cure des poussées de l’affection et qu’il ne semble pas modifier le terrain sur lequel celle-ci évolue, par conséquent n’en empêche pas les récidives à distance.
Vu : le Président de la thèse,
Pau CARNOT.
Vu : le Doyen,