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avec extirpation complète de la première phalange du gros orteil a eu pour résultat la rétraction de cet orteil, dont l'extrémité répond à la racine du deuxième. Le métatarsien, raccourci, a sa direction normale, il ne s’est pas abaissé vers la plante du pied : il en résulte que pendant la station et la marche, l’avant-pied ne presse pas sur le sol par sa partie interne.
Le premier métatarsien droit, dont l’extrémité postérieure a été enlevée par l'opération, s’est rétracté d'avant en arrière de 1 centimètre environ avec l’orteil correspondarnt. En même temps, la direction de son axe est modifiée; son extrémité antérieure s’est abaissée vers la plante du pied. Il en résulte que la malade, lorsqu'elle se tient debout, presse sur le sol par toute la largeur de la région métatarso-phalangienne.
OBSERVATION VI (résumée).
({n thèse de Maisonneuve, Lyon 1894).
Résection de la partieantérieureau premier métatarsien el de la première phalange du gros orteil.
Ostéite tuberculeuse du premier métatarsien ayant envahi les deux tiers antérieurs de cet os et les trois quarts postérieurs de la première phalange du gros orteil.
M. Gangolphe a fait la résection des deux tiers antérieurs du premier métatarsien et de la presque totalité de la première phalange du gros orteil.
Les suites de l'opération ont été simples.
ER LS : Résultat constaté un an après :
Le pied est dans un état excellent, et sauf la déformation due au retrait du gros orteil, il serait difficile de retrouver les traces de l'opération.
I ne reste que 3 cm. 5 du premier métatarsien, et cette portion de l'os a la forme d’un métatarsien en miniature. À son extrèmité, on sent une saillie qui présente la forme d’une véritable tête du métatarsien. Il reste, en outre, une partie insignifiante du gros orteil, ceile-ci est venue au contact de Ia partie restante du premier métatarsien. Mais il semble que les deux os ne sont pas dans le même axe.
L’extrémité postérieure de la phalange se trouve jetée en dehors, ce qui fait que sa partie antérieure se porte en dedans. Le gros orteil est rentré, selon l'expression de Lannelongue, son extrémitécorrespond à la première articulation phalangienne du deuxième orteil. Il est légèrement porté en dedans, ainsi que le deuxième et le troisièmc orteil. Au repos, il est légèrement relevé, mais il a conservé le pouvoir de se fléchir et, dans la marche, il appuie sur le sol. Le talon antéro-interne est conservé, mais 1l est porté plus en arrière. Le malade s’en sert moins qu'auparavant, il marche davantage sur le bord externe, mais il dit qu'il appuie néanmoins d’une façon énergique sur la tète du premier métatarsien. Du reste, l’épaississement épidermique que l’on constate à ce niveau vient confirmer son assertion. La voûte plantaire est très bien conservée en hauteur, mais elle est nécessairement un peu moins longue. Le malade marche sans aucune claudication. Il fait à peu près tous les jours en ville de longues courses que néces-
D LAAOMES site son état. Il a fait jusqu’à 30 kilomètres en un jour sans fatigue locale.