OBSERVATION II
B..., André, vingt et un ans, 53° infanterie, 2e compagnie. Blessé le 2 juin 1916 (18 h. 30), à Vaux, S. A. B., 2 juin 1916 (à l'avant), 12 juin 1916 (Revigny).
Diagnostic : plaie par éclat d’obus, jambe droite, genou droit, pied droit, bras et épaule droite.
Interventions : 11 juin 1916 : 1° fracture condylienne, résection du genou droit; 2° fracture de l'omoplate, esquillotomie et mise à plat de la fosse sous-scapulaire dans laquelle se trouvent un éclat et une collection.
Evacué le 22 juin 1916.
Nouvelles du 26 juillet 1916. — Données par Me G..., infirmière major, hôpital Auxiliaire 108, rue Molitor, Paris. Excellent état de la résection du genou et des autres plaies. Chirurgien : D' Provost. |
Nouvelles du 23 janvier 1917. — Evacué à Lourdes en
-septembre 1916 (ablation d’un petit éclat superficiel).
Passe au centre de réforme de Pau.
Marche facilement.
Nouvelles du 20 juillet 1917. — « 1° Je vais on ne peut mieux et si ce n’était la raideur de ma jambe je serais exactement comme avant. Je ne ressens absolument aucune douleur à mes blessures, même lorsque le temps change.
Avec un soulier spécial que j'ai fait faire pour annuler la claudication Je marche très bien, sans canne et très vite. Dans une journée j'ai eu fait 10 kilomètres sans ressentir aucune fatigue. Ce qui m'aide beaucoup pour la marche c'est que l'articulation de la cheville fonctionne très bien. Je me soulève très facilement sur le bout du pied.
2° Mon raccourcissement est de 6 centimètres et demi, mais, avec ma chaussure orthopédique, je ne boite pas du tout.
3° Je suis resté dans le plâtre ou dans un appareil pendant cinq mois.
4° Vers le 10 août le major de Paris m'a dit que mes os étaient soudés, ce qui fait deux mois après la résection.
Vers le 15 septembre j'ai commencé a sentir que ma jambe était solide. Je remuais très bien ma jambe qui était dans le plâtre. v :
Nouvelles du 18 février 1919. — « Je vais très bien et suis de nouveau très fort. Ma jambe est très solide, l’articulation de la cheville fonctionne parfaitement et je me soulève parfaitement sur le bout du pied. Je ne suis pas du tout gèné pour marcher sur un terrain uni. Sur le mauvais pavé j'accroche quelquefois ma semelle, mais avee une légère modification à mon soulier orthopédique j'espère pouvoir supprimer cette gêne. Sur un parquet ou de l'asphalte je marche très vite sans aucune fatigue. J'arrive même à faire un petit pas gymnastique. J’ai abandonné ma canne depuis longtemps déjà et ne ressens aucune douleur aux changements de temps. J'ai fait des courses assez longues, des excursions en montagne dans de mauvais sentiers sans aucune fatigue pour ma jambe. Je crois que je.