I. RÉSECTIONS INTRA-FÉBRILES PRIMITIVES
OBsERVATION lÎ
A..., Maurice, 2° classe, trente-deux ans, 36° infanterie, 10° compagnie, blessé le 16 avril 1916 (4 h.), carrières de Vaux. S. A. 16 avril 1916.
Diagnostic : plaie en séton transversal deux genoux par éclat d’obus, Gangrène à droite.
Interventions : 18 avril 1916 : 1° amputation cuisse droite, procédé circulaire, sérum intra-veineux (2 litres); 2° résection du genou gauche (fracas fémoral, éclat inclus).
Evacué le 26 mai 1916 en état de consolidation.
Nouvelles du 29 mai 1916. — Excellent état. Soigné à l'hôpital de l'Ecole polytechnique.
Nouvelles du 11 mars 1917.—« Je vous écris ces quelques
lignes pour vous faire savoir que je suis maintenant complètement guéri et je n’ai Jamais subi que votre opération. J'ai été soigné à l'Ecole polytechnique à Paris, et le chef chirurgien m'a dit que la résection du genou gauche a été très bien faite, maintenant je marche assez bien pour ma
oh position et Je vous assure que je suis content maintenant d'avoir été opéré.
Nouvelles du 19 juillet 1917. — Quoique amputé de la cuisse droite et réséqué du genou gauche fait le métier de cordonnier.
Proposé pour une pension de 975 francs.
Je rappelle qu'après Revigny A... a été immobilisé quarante-cinq jours. À commencé à marcher quatre mois après sa blessure.
Nouvelles du 19 février 1919. — Excellentes nouvelles, continue à exercer son métier de cordonnier. Il écrit qu’il ne peut faire plus de deux kilomètres. N'a pas eu d'autre intervention à subir. Très bon moral.
Lettre du 2 mars 1920. — Excellentes nouvelles.
Bon état de sa jambe.
Peut faire 2 kilomètres par jour.
Pas d'autre intervention.