OBSERVATION XX
G:.., Yves-Marie, 2° classe, trente-trois ans, 337° infanterie, 17° compagnie. Blessé le 7 juin 1916 (2 h ) Ferme Thiaumont.
S. À., 11 Juin 1916 (avant).
S. À. B. 12 juin 1916 (Revigny).
Diagnostic : éclat d'obus, petites plaies pénétrantes avant-bras droit ; plaie pénétrante cuisse gauche.
Intervention : 12 juin 1916. Fracture condylienne.
Résection sous -périostée genou gauche. Drainage supplémentaire au niveau de l’ex-cul-de-sac sous-quadricipital. Evacué le 11 octobre 1916.
Soigné à Revigny jusqu à guérison complète. Evolution particulièrement fébrile. Désinfection progressive et régressive à partir du 1* septembre 1916. Consolidation à ce moment. Escarre sacro-coccygienne légère qui a guéri avant l’évacuation. Incision d’une fusée le long de la face latéroexterne de la cuisse.
Nouvelles du 10 décembre 1916, Hôpital 102, Paris. Excellent état.
Lettre du 22 janvier 1917. — « Monsieur le Major, j'ai bien reçu votre carte et je vous remercie beaucoup de vous intéresser à moi.
« Je suis en traitement à l'Hôpital 102, à Paris.
« Depuis ma dernière opération que vous m'avez faite, je n’ai subi aucune autre intervention chirurgicale.
« Je suis complètement guéri; je marche très bien, je m aide un peu avec une canne.
« En ce moment on me confectionne une chaussure orthopédique. re
« Comme raccoureissement je n’ai que 3 (?) centimètres; enfin je vais très bien. »
Ogservarion XXI
G.., Georges, caporal, vingt-cinq ans, 74° infanterie, C. H. R. Blessé le 22 mai 1916 (4 h.), à Douaumont.
Diagnostic : plaie pénétrante à la jambe gauche par éclat d'obus.
25 mai 1916. — Eclatement du tiers supérieur du tibia gauche, avec éclat inclus et réaction articulaire.
Intervention : 25 mai 1916. Résection du genou et trépanation tibiale à la gouge, détachant une forte portion antérieure nécrosée.
Evacué le 15 juin 1916.
— ho —
Lettre du 18 février 1917. — « .… Je vous remercie de tout cœur de votre opération qui a réussi très bien, vu que depuis trois mois je marche très bien. Il y a eu un abcès dans le mois d’août, et j'ai subi une autre opération, ou plutôt un grattage. Je suis parti de Revignyÿ le 15 jun, et j'ai été évacué à Saint-Germain-en-Laye (Seine-et- Oise), à l'Hôpital Mixte, j'y suis-resté jusqu'au 10 août, et l'on m'a évacué en face de cet hôpital où 1l y avait des dames de la Croix-Rouge.
« Le 12 octobre, j'ai été évacué ici à l'Hôpital Militaire de Saint-Maurice sur ma demande, pour une genouillère et une chaussure (pour 7 centimètres de raccourcissement). J'ai touché ces deux choses, et depuis lundi je commence a passer la réforme. »
Lette du 5 février 1919. — « J'ai bien reçu votre lettre et suis très content que vous me demandiez de mes nouvelles. En effet, je vous ai répondu à votre dernière lettre, et cette fois encore avec un plus grand plaisir. Vous me demandez si je souffre de ma jambe. Eh bien! pas beaucoup, quand le temps change seulement. En plus, à mon conseil de réforme, les docteurs m'ont déclaré avec 7 centimètres de raccourcissement. Je suis réformé n° 1, avec pension 60 pour 100, c’est-à-dire 600 francs. »
Lettre du 13 mars 1920. — Excellent état maintenu.
OBservaTION XXII
H..., Léon, 2° classe, trente et un ans, 102° infanterie, 9° compagnie. Blessé le 31 août 1916 (4 h.), à Thiaumont. Diagnostic : éclat de grenade. Ecorchures de la face.
Plaie du bras droit.
Plaies multiples de la partie inférieure de la cuisse droite. S. A., 31 août 1916 (avant).
Radiographie : 2 septembre 1916. Deux éclats : l’un au-dessus de la rotule; l’autre, dans le condyle interne.
Re rer Intervention : 3 septembre 1916. Résection sous-périostée bicondylienne du genou droit (arthrite purulente, fracas condylien).
Gouttière plâtrée pelvi-dorso-pédieuse.
Evacué le 11 octobre 1916.
Lettre du 5 février 1917. — À été évacué sur Rueil (S.-et-0.), Hôpital Stell. Soigné par le D" Laville. Continuation du plâtre, puis attelle. Plâtre postérieur, Suites simples. Raccourcissement de 6 centimètres,
Lettre du 12 février 1919. — « Je m'empresse de répondre à votre lettre que j'ai reçue aujourd’hui.
« Vous me demandez si ma jambe est solide; oui, elle est bien solide, et j'en ai jamais souffert, pas plus aux changements de temps. |
« Je marche bien, pourvu que je ne fasse pas de trop longues marches et ne pas marcher trop fort.
« Pour le travail, je fais un travail assez dur, puisque je suis dans la culture, mais il y a certains travaux dans la culture que je ne puis pas faire (marcher dans la terre labourée, par exemple), avec ma jambe raide, ça ne va pas bien facilement. »
Lettre du 13 mars 1920. — Garde et jardinier dans un château. Très bon résultat maintenu. Ne se plaint de la fatigue que dans l’autre jambe quand il a fait une longue course.
OBsERvATION XXIII
H..., Denis, trente-neuf ans, 254° infanterie, 23° compagnie. Blessé le 11 mai 1916 (près Epicourt-Saint-André).
Diagnostic : plaie pénétrante au genou gauche. Sans O.S.
Fracture du condyle, bouchon de grenade intra-articulaire.
Intervention : 13 mai 1916. Résection sous-périostée du genou gauche.
Evacué sur l'hôpital Buffon, où il est soigné par M. le :
professeur L. Bérard, de Lyon. Suites simples.
Lettre du 26 janvier 1917. — Evacué sur un hôpital de Seine-et-Oise.
Le 1% août 1916, a commencé à marcher. Passe la réforme le 28 octobre 1916, à Clignancourt. Réformé n° 1. Pension, 600 francs. ;
Lettre du 5 février 1919, — Excellentes nouvelles. Travaille dans une usine. Pas trop de fatigue.
Raccourcissement, 6 centimètres. Bon moral.
OBsERVATION X XIV
H... D..., prisonnier allemand, vingt-trois ans, 24° infanterie, 10° compagnie. Blessé le 7 mai 1916, au fort de Douaumont. Plaie articulaire au genou gauche et au pied gauche par éclat d’obus.
Diagnostic:fracture du cinquième métatarsien gauche.Eraflure malléolaire externe. Fracture sus-condylienne au fémur gauche, à trajet antéro-postérieur (E. par le creux poplité).
Interventions : 14 mai 1916. Résection du genou gauche unicondylienne (ablation d’un volumineux fragment fémoral éclaté, ablation de la rotule, grattage simple du cartilage tibial, ablation des ménisques).
Résection de la moitié supérieure du cinquième métatarsien.
Débridement au voisinage de la malléole externe.