‹ Contribution À L'Étude Des Résections Intra-Fébriles Du Genou Primitives et Secondaires En Chirurgie De Guerre Observations Personnelles, Résultats ÉloignésChapitre 19 sur 51 · OBSERVATION XXV · texte numérisé non relu

OBSERVATION XXV

L..., Léon, vingt ans, 156° infanterie. Blessé le 3 mars 1916, à Verdun.

Diagnostic : plaie par éclat d'obus de l’articulation du genou et du cou-de-pied droits.

Interventions : 6 mars 1916. Astragalectomie droite. Résection bicondylienne du genou droit (éclatement total

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des condyles fémoraux), avec inclusion d’un gros éclat à l'intérieur.

Séton du mollet droit et plaie du talon gauche. Débridements.

Evacué le 31 mars 1916.

Lettre du 19 janvier 1917. — En quittant Révigny, j'ai été évacué à Orléans, à l'Hôpital Auxiliaire n° or. Là, j'ai été très bien soigné aussi par un chirurgien de Paris. Là, à mon arrivée, Jai été mis dans le plâtre et un appareil, le major était content de m'y mettre, car c'était le premier qu'il mettait de ce genre. Là, je suis resté plus de trois mois. Malgré cela, la jambe guérissait bien vite, me disait le major, et moi j'en étais bien content.

Au mois d'octobre 1916, je fus complètement guéri, et, le 4, je fus envoyé dans ma région à Toulouse pour passer le conseil de réforme. Et, à la fin du mois, j'ai pu venir à la maiso® pour un mois de convalescence, venir voir mes parents, car il y avait plus d’un an que je ne les avais pas vus. Ensuite, au mois de décembre dernier, je suis revenu à l'hôpital, et enfin j'ai été réformé n° 1 avec pension de 5 classe, ce qui me vient à 60o-francs par an. Malgré tout cela, je suis bien estropié. J'ai gardé ma jambe telle que vous me l'avez mise vous-même. Et c'est de cela que le major d'Orléans était surtout satisfait, d'avoir pu conserver une jambe qui était si malade et presque broyée d'éclats. Je suis heureux de cela.

Raccourcissement, 7 centimères.

Ankylose du cou-de-pied.

Lettre du 2 février 1919. — Je boîte, car je n'ai pas pu supporter le soulier haut que m'avait fait un spécialiste. Je chausse le soulier ordinaire et m'en trouve mieux.

Je puis vous dire que ma jambe est solide et que Je marche assez facilement, surtout ayant le raccourcissement. Je suis moins gêné que je ne pensais être et je n'en souffre jamais, comme j'en vois de mes amis à pareille blessure.

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Je ne peux marcher longtemps. Mais quelques kilomètres, je les fais assez aisément.

Le plus gênant, c'est pour continuer le travail d'avant la guerre. J'étais cultivateur, ce qui fait que j'ai dû tout abandonner. Ce travail est trop fatigant pour moi et dangereux bien souvent pour celui qui n’est pas complètement valide.

Alors j'ai dû, pour le moment, trouver un travail moins fatigant.

J'ai été proposé et accepté par M. le Maire de ma localité comme secrétaire adjoint à la mairie.

Lettre du 18 mars 1920. — Excellent résultat qui s’est maintenu. Pas de douleur au cou-de-pied, ni au genou.

Travaille à la mairie de Fonsseret (Haute-Garonne), dont il est le secrétaire; à ses moments perdus, travaille à son jardin. Excellent FR

OBsERVATION XXVI

L..., Joseph, 2° classe, vingt-six ans, 7° artillerie. Blessé le 26 avril 1916, à la ferme de Verrière de Esse.

Diagnostic : plaie par éclat d'obus à la partie externe de l'extrémité inférieure de la cuisse droite.

Séton par éclat d’obus ayant fracturé le maxillaire,

Interventions : 1°* mai 1916. 1° Esquillotomie etnettoyage du maxillaire inférieur pour fracture. Drainage par la région mylo-hyoïdienne.

2° Résection sous-périostée bicondylienne du genou (éclat fiché dans le condyle externe fémoral et provoquant déjà de la nécrose osseuse; articulation remplie de fongosités).

Evacué le 19 mai 1916.

Lettre du 15 février 1919. — Excellentes nouvelles. Continue le métier de cultivateur.

Raccourcissement, 16 centimètres.

Pension, 600 francs,

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