‹ Contribution À L'Étude Des Résections Intra-Fébriles Du Genou Primitives et Secondaires En Chirurgie De Guerre Observations Personnelles, Résultats ÉloignésChapitre 24 sur 51 · OBSERVATION XXXVII · texte numérisé non relu

OBSERVATION XXXVII

P..., Joseph, 2° classe, 62° d'infanterie, se compagnie.

Blessé le 14 avril 1916 (22 h.), côte du Poivre.

S. À., 15 avril 1916.

Diagnostic : plaie pénétrante au genou droit, plaie du gros orteil droit par éclat d’obus.

Radiographie : 16 avril 1916. Eclats multiples, dont plusieurs intrafémoraux.

Intervention : 16 avril 1916. Fracas condyliens, résection sous-périostée du genou, tibia intact.

Gouttière pelvi-dorso-pédieuse.

Evacué le 7 juin 1916.

Lettre du 19 juin 1916. — Evacué sur l'Ecole Polytechnique. Suites simples.

Letire du 26 janvier 1917. — Raccourcissement : 7 em. Marche avéc une béquille, mais sa jambe est solide et il dit s’appuyer dessus de temps en temps.

Lettre du 3 février 1919.— Pension : 600 francs. Travailleur agricole, jambe tout à fait solide.

Lettre du 13 mars 1920. — Ouvrier agricole : travaille

beaucoup. Très bon résultat qui s'est maintenu.

OBsERvATION XXX VIII

S..., Etienne, 2° classe, trente ans, 7° génie, compagnie 15/7. Blessé le 9 juin 1916 (16 h.) nord de Verdun. S. A. B. 11 Juin 1916 (avant), 12 juin 1916 (Revigny).

Diagnostic : éclat d'obus, plaie pénétrante jambe droite, plaies face et mains.

Interventions : 12 Juin 1916, fracture condylienne, éclat inclus entre la tête du péroné fracturé et le tibia fracassé. Grosse réaction articulaire. Résection sous-périostée du genou droit.

Evacué le 11 octobre 1916.

ot

Re je

Lettre du 13 octobre 1916. — Evacué sur hôpital Bégin. Lettre du 25 février 1917. — En convalescence dans son

pays.

Lettre du 10 mars 1917. — Bonnes nouvelles, imprécises d’ailleurs.

Lettre du 2 février 1919. — Raccourcissement, 7 cenlimètres.

Pension, 640 francs.

Aucun détail sur son métier, si ce n'est qu'il travaille à la campagne.

Lettre du 13 février 1920. — Bon résultat qui s est maintenu. Fait le métier d'ouvrier et de journalier dans une

ferme en Provence.

OgsEervarIonN XXXIX

T..., André, 2° classe, vingt-cinqans, 11° artillerie, 4° batterie, téléphoniste IIIe corps. Blessé le 28 avril 1916 (12 h.), fort Saint-Michel.

Diagnostic : plaie face externe genou droit, par éclat d'obus.

30 avril 1916, éclat inclus dans l'épaisseur du tibia, articulation du genou tendue et douloureuse.

Interventions : 30 avril 1916, résection entièrement souspériostée du genou droit, fémur intact.

Tibia éclaté sur une assez grande hauteur. On rugine un coin tibial assez étendu en hauteur. Le reste du plateau est normal. Gouttière plâtrée (pelvi-dorso-pédieuse).

Lettre du 22 mai 1916. — Je suis dans une ambulance américaine à Juilly (Seine-et-Marne). Aussitôt visité par le chirurgien, je lui ai demandé son avis sur l'opération, 1l m'a répondu ceci : « it is very nice », quant à la blessure, elle est en bon état.

Lettre du 19 janvier 1917. — Passé la réforme à Clignan-

court. Je suis heureux de vous apprendre qu'aujourd'hui je suis presque complètement guéri, je marche assez bien et ne me sers que d'une canne; dans la chambre, je ne me sers de rien. Vous voyez que ma jambe est solide. Je ne sais comment vous remercier de m'avoir conservé non seulement le membre, mais de me permettre de m'en servir, ce qui est mieux. Je me suis fait faire un soulier spécial et le raccourcissement (4 em. 1/2),ne se voit pour ainsi dire pas.

Lettre du 2 février 1919. — La plaie complètement cicatrisée en Janvier 1917, je fus envoyé à Clignancourt, où le 21 février suivant, je passais devant la Commission de réforme, avec indications suivantes :

Ankylose définitive du genou droit. Raccourcissement de 4 em. 1/2. 600 francs de pension. J'avais été proposé, je le crois du moins, par le secrétaire du médecin d’Aulnay pour la médaille militaire, mais jamais je n'en ai entendu parler!

Aujourd hui, je marche bien, sans fatigue (je suis même allé à laschasse).

Lettre du 13*mars 1920. — Jambe très solide. Très bon état moral. A repris toute son activité d’avañt-guerre.

OBservATION XL

S..., Rodolphe, vingt ans, deuxième mixte, 11° compagnie du 5° tirailleurs indigènes. Blessé le 2 mai 1916(15 h.), sud-est de Douaumont. S. A., 3 mai 1916 (avant).

Diagnostic : plaie pénétrante du genou droit, par éclats d'obus.

6 mai 1916 : plaie articulaire du genou, avec éclat restant.

6 mai 1916 : résection sous-périostée. Fracture condylienne. Ablation de l'éclat.

Evacué le 12 mai 1916.

Evacué sur l'hôpital Beaujon, D' Bazy.

Lettre du 4 janvier 1917. — Ma jambe ne présente aucun renflement à l'articulation du genou (?). Immédiatement

Ar

au-dessous du creux poplité, on constate une légère atrophie des muscles; mais le mollet est en parfait état; presque aussi gros que celui de l’autre jambe. La soudure est parfaite, solide et n'occasionne aucune gêne au malade. Ni fatigue, ni douleur. Cependant, la station assise donne des fourmillements.

Lettre du 15 janvier 1917. — Centre de physiothérapie de l'Afrique du Nord. Je n’ai suppuré que quelques Jours et, au bout d’un mois, ma plaie était cicatrisée,

Je suis actuellement dans un centre de physiothérapie où je suis un traitement électrique d'air chaud et de massages.

Lettre du 16 février 1919. — Raccourcissement : 6 centimètres. Je boite à peine, car beaucoup de personnes ne s’en aperçoivent pas, surtout lorsque je marche doucement.

J'ai été pensionné à 65 pour 100, 3° catégorie, 5° classe. Vous me demandez si ma blessure me gêne pour mon métier! Pas le moins du monde, car comme je vous le répète, je ne m'en aperçois même pas. Au commencement de 1917, lorsque j'ai été réformé, j'ai pris mes inscriptions aux Facultés de médecine d'Alger, ce que j'aurais dû faire au début de la guerre au lieu de m'engager, j'aurais peutêtre été un peu plus heureux comme médecin auxiliaire, mais je ne regrette rien.

OBsERvATION XLI

T..., Paul, 2° classe, vingt-trois ans, 161° infanterie, 3° compagnie mitrailleurs. Blessé le 21 avril 1916 (18 h..), au Mort-Homme. $S. AÀ., 22 avril 1916.

Diagnostic, plaie du genou droit par éclat d'obus, hémarthrose.

Interventions : 24 avril 1916. — Radio : Eclat intratibial, éclatement total du tibia, rien au fémur, résection sous-périostée du genou droit, bicondylienne. Plâtre.

Evacué le 12 mai 1916.

Lettre du 15 janvier 1919. — Ma jambe est solide, je marche assez facilement sans canne, je fatigue assez vite à cause du raccourcissement : 7 centimètres.

Les cicatrices sont très belles et je n’ai aucune douleur. Mon pied fonctionne très bien et mon mollet a beaucoup grossi depuis quelque temps.

Fatigue après 3 kilomètres de marche.

Cultivateur.

Lettre du 16 mars 1920. — Bon résultat maintenu. Ne peut pas faire plus de 5 kilomètres par jour.

Ouvrier agricole.

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