II. — RÉSECTIONS INTRA-FÉBRILES SECONDAIRES
&e OBsERvATION XLII A..…., Pierre, 2° classe, vingt-huit ans, 82° infanterie,
5° compagnie. Blessé le 5 novembre 1916 {13 h.) à Vaux.
Diagnostic : plaies multiples à la jambe et au pied droit, plaie au genou gauche avec gonflement de l'articulation.
Radiographie : petit éclat intra-articulaire, repéré au voisinage et à droite du plateau tibial.
Première intervention: 515 novembre 1916 (M. Masson). Ouverture de l'articulation sur le bord interne de la rotule ; issue d’une grande quantité de liquide louche contenant déjà quelques longs filaments purulents.
Extraction du projectile ; lavage de la synoviale à l’éther, petite mèche et plâtre.
Deuxième intervention : 26 novembre 1916 (M. Fayol). Malade présentant des signes d’arthrite purulente du genou avec fusées très étendues à la face antérieure de la cuisse et à la face postérieure du mollet.
Un corps étranger a été enlevé récemment (M. Masson)
sur la surface supérieure du tibia. Arthrite avec pus sous tension ; cul-de-sac quadricipital perforé ; ligaments croisés distendus et pus fusant à leur niveau; synoviales et ligaments croisés détruits ; éraflure tibiale.
Résection sous-périostée secondaire genou gauche, dissection et ablation du grand eul-de-sac (sous-quadricipital).
Résection assez étendue du plateau tibial, résection de la tête péronière pour arthrite tibio-péronière, nettoyage au thermo-cautère, plâtre.
Lettres du 3 janvier 1917 et du 15 février 1917. —
Hospitalisé à l'hôpital du Grand Palais, suites simples. (Service du professeur Laurent).
Lettre du 3 mars 1917. — Jambe solide, commence à marcher.
En avril 1917. — Je passe à l’occasion d'une permission
à l'hôpital du Grand Palais, et je vois ce blessé qui va parfaitement bien et qui ne marche qu'avec une canne. Sa jambe est en rectitude et il ne souffre pas du tout.
Lettre du 8 février 1919. — Raccourcissement : 5 centimètres.
Profession: garçon d'hôtel, employé aux soins des chevaux ; métier assez pénible et qu'il ne trouve pas fatigant.
Excellent moral.
Pension : 600 francs.
Lettre du 1° mars 1920. — Bon état maintenu.
Toujours garçon d'écurie, fait un métier assez pénible.
OgsEervarion XLIII
À..., Bernardin, caporal, trente ans, 249° infanterie, 2e compagnie.
Blessé le 12 mai 1916 {18 h. 30) Douaumont. S A. 13 mai 1916 (avant); S. A. B. 16 mai 1916 (Revigny).
Diagnostic: plaie pénétrante au genou gauche, avec fracture condylienne par éclat d’obus.
Sn
Plaie débridée et drainée, ablation d'esquilles et arthrotomie pratiqué à Revigny.
20 mai 1916. — Eclat d'obus vu à la radiographie, fracture de la rotule, arthrite purulente du grand ceul-de-sac (membrane grisâtre, aspect sphacélique, condyles fémo raux).
Résection du genou gauche : ablation de l'éclat intra articulaire, gouttière plâtrée pelvi-dorso-pédieuse.
Evacué le 11 juillet 1916.
Lettre du 19 janvier 1917 (de la sœur du blessé). — C'est avec plaisir que J'ai reçu votre lettre me demandant des nouvelles de mon frère, et je puis répondre qu’aujourd'hui il est a peu près guéri.
H'est toujours à l'Hôpital ro1, à Paris, 79, avenue de la République, il est resté dans le plâtre jusqu'au 20 novembre, avec quelques alternances de calme et de fièvre, après les panséments. Il a pu commencer à se lever à partir de cette date .et à marcher avec un plâtre de marche; et depuis le 10 janvier il marche assez bien, malgré un raccourcissement de 9 centimètres.
Lettre du 17 juillet 1917. —-Sa santé est parfaite, il gère un café-bar depuis un mois et demi, ce qui lui a causé un peu de fatigue, mais à présent il est entrainé dans ce nouveau service.
Sa jambe est raccourcie de g centimètres. Or, on lui confectionne des chaussures de 8 centimètres, autrement il n’en souffre aucunement, sauf quand le temps varie.
Pension 600 francs.
OnservarTION XLIV
A..., Eugène, 2° classe, trente-huit ans, 24° infanterie, 8° compagnie. Blessé le 11 avril 1916 (8 h.) à Vaux. S. A. 12 avril 1916. |
Diagnostic : plaie pénétrante au genou par éclat d’obus.