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2° Séton au tiers inférieur de la cuisse gauche, ayant intéressé l'articulation. Débridement, arthrotomie, liquide louche. Plâtre.
Deuxième intervention : 17 mai 1916. Suppuration, légère élévation thermique permanente par rapport au début.
Résection sous-périostée secondaire, enfoncement et nécrose condylienne légère, passée inaperçue, arthrite évoluant sous forme de grosses membranes dans le cul-de-sac sous-quadricipital.
Evacué le 1°° juillet 1916.
Lettre du 15 Juillet 1916. — Suites simples : Hôpital Ris-Orangis.
Lettre du 15 janvier 1917. — « Pour moi, je suis en très bonne santé, ma jambe et mon amputation de bras sont guéris complètement 1l y a environ trois mois. Je suis bien content, sans souffrances. Ma jambe est raide et courte de 5 centimètres; je marche très bien, sans trop de fatigue.
« Maintenant, je me trouve à Montpellier, au Centre d'Appareillage et je vais tous les jours à l'Ecole des Mutilés pour appreñdre à bien écrire. »
Lettre du 17 février 1919. — Quant à ma jambe, elle va très bien; complètement guérie, car elle ne suppure plus, je marche librement, sans canne et sans fatigue. Le raccourcissement est d'environ 6 centimètres. L’amputation du bras droit et l’ankylose de la jambe avec le raccourcissement, m'ont fait allouer une pension renouvelable de 1 088 francs. J'ai également la médaille militaire et la croix de guerre qui m'ont été remises à l'Ambulance de Revigny deux jours après mon amputation.
Actuellement, je me trouve à l'Ecole des Mutilés à Montpellier, et suis en voie de refaire mon instruction pour qu'il me soit permis plus tard d'occuper une place assez rémunératrice.
Lettre du 18 mars 1920. — Jambe tout à fait solide. Fait plusieurs kilomètres par Jour.