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13 avril 1916. — Radiographie : corps étranger susrotulien, O. E. en pleine articulation. Signes d’arthrite. Première intervention : 13 avril 1916. — Ablation de
l'éclat dans les masses articulaires du quadriceps en dehors de l'articulation.
Arthrotomie. Liquide peu abondant, légèrement louche.
Articulation peu distendue. Simple drainage par mèche sous-rotulienne. Plâtre.
Deuxième intervention: 1g mai 1916. — Résection secondaire du genou droit (gros dégâts d'ostéite raréfiante :
Intervention: 15 juillet 1916. Incision d'un abcès.
Evacué le 1° août 1916.
Lettre du 6 juillet 1916. — Hôpital 285, Boissy Saint Léger (Seine-et-Oise). Suites simples, apyrétique.
Lettre du 16 janvier 1917. — « En réponse à votre carte du 10 courant, où vous me demandez ce que je suis devenu, et si j'ai encore ma jambe. Je vous dirai que depuis le 31 décembre 1916, j'ai la joie d'être chez moi.
« Quant à ma jambe, je l’ai toujours, et maintenant, j'ai le ferme espoir de la conserver, je n'en souffre nullement ; assurément, je ne fais pas du cent à l'heure, mais je marche sans l’aide de béquilles et de cannes.
« À Boissy Saint-Léger, j'ai eu les bons soins du D' Rigaut dans le courant d'octobre dernier.
« J'ai quitté Boissy le 5 octobre pour aller à Lourdes (Hautes-Pyrénées) ; là, le bon climat a fini d'achever ma guérison.
« Le 27 décembre, j'étais à Pau pour la réforme, j'ai été réformé n° 1, avec 600 francs de pension, plus la médaille militaire. »
Lettre du 3 mai 1917. — « En réponse à votre aimable lettre du 27 avril dernier, je vous certifie que je vais très bien, je parcours 4 kilomètres à l'heure (mes mains dans mes poches) facilement, et peux faire deux heures de
marche sans éprouver le besoin de me reposer et encore, c'est parce que la cheville ne fonctionne pas encore très bien (suite de l'ankylose par le plâtre) mais elle fait des progrès tous les jours. Quant à l'endroit de la blessure, je ne ressens absolument rien, ni même la fatigue, pas plus que si je n'avais rien eu. Je regrette infiniment de n'être pas plus près de vous, car c'est avec un très grand plaisir que jaurais eu de vous prouver ce que J'écris par la présente.
« Le raccourcissement est de 6 centimètres. La chair est très bien repoussée, et je fais ce que je veux de ma jambe. Je continue mon métier (ferblanterie, plomberie). »
10 février 1919 — Nouvelles toujours excellentes.
Lettre du 29 février 14920. — « En réponse à votre honorée du 20 février dernier, je suis très heureux de vous apprendre que je suis en très bonne santé et ma jambe est très, très solide. Je continue mon métier comme avant la guerre, et à la chasse je fais de bonnes randonnées. »
OBsERvATION XLV
B..., Pierre, 2° classe, vingt-six ans, 156° infanterie, 6° ARR Blessé le 20 avril 1916 (23 h.) à Béthincourt, S. À. 21 avril 1916.
Den : plaie pénétrante à la partie upsnence du genou gauche par éclat d'obus.
22 avril 1916. — Plaie de la région sus- -rotulienne communiquant par un orifice avec l'articulation.
Première intervention : 22 avril 1916. Arthrotomie. Rien d'’osseux.
Deuxième intervention : g mai 1916. Persistance de la température et de la suppuration.
Résection secondaire (fémur atteint d'ostéite raréfiante et synoviale chair d'huître). Plâtre,
qe
Lettre du 3 juin 1916. — Hôpital Auxiliaire n° 52, avenue de l'Alma. Suites simples, apyrétiques. Lettre du 4 juin 1917. — Jambe consolidée. Cultivateur
dans les Landes.
Lettre du 15 février 1919. — « Je m'empresse de répondre à votre lettre que j'ai reçue le 11 février.
« Je vous dirai que je vais assez bien, ma jambe gauche est solide, je peux marcher au pas ordinaire, je travaille à la culture, j'ai 6 centimètres de racourcissement et 2 centimètres d'atrophie à la cuisse. J’ai une pension de 600 francs, je n'ai pas la médaille militaire. »
Lettre du 29 février 1920. — Très bon résultat maintenu.
Métier assez pénible, ouvrier agricole.
OrsErvaTION XLVI
B..., François, 2° classe, vingt ans, 85e infanterie, 11° compagnie. Blessé le 31 août 1916 aux Eparges par éclat de torpille.
Diagnostic : plaie pénétrante de la face interne du genou gauche.
Plaie profonde partie moyenne fesse gauche. Plaie profonde région externe et supérieure cuisse droite (opéré à l’avant).
Eclat condyle interne partie postérieure du genou gauche. Arthrotomie en U. Trépanation du condyle, au niveau de l’O. E. de l'éclat.
Ablation de l'éclat ; drainage par le cul-de-sac sous-tricipital.
Première intervention : 9 novembre 1916 (M. Fayol). Arthrotomie faite à l'avant, persistance de la suppuration, mauvais état général. Résection sous-périostée secondaire, (destruction totale des ménisques et des cartilages articulaires, épaississement considérable du grand cul-de-sac sous-quadricipital). Enfumage iodé. Plâtre.
Deuxième intervention : 10 janvier 1917. Débridement et ablation d'éclat à la cuisse droite.
Lettre du 4 mai 1917. — Evacué sur l'Hôpital Villemin, puis sur l'Hôpital de Noisiel, d'où il m’écrit :
« Ayant appris que vous aviez demandé de mes nouvelles à l'Hôpital de Noisiel sur moi et sur l’état de votre opération de la résection du genou gauche, je tiens à vous faire savoir que, malgré que j'ai fait une chute de 1 mètre de haut sur ma jambe, elle est solide.
Quand à ma jambe, il y a un raccourcissement de 7 centimètre, si ce n’est pas 8.
Je la remue bien et je commence à l'appuyer.
Pas de nouvelles depuis cette date. Traces perdues.
OBsERVATION XLVII
Bien Raoul, «2° classe, vingt-deux ans, 28° infanterie, 7° compagnie. Blessé le 11 avril 1916(16 h.) à Vaux, S. A. 12 avril 1916.
Diagnostic : plaie par éclats d’obus au genou droit et au pied droit. Fe
13 avril 1916. — Radiographie : éclat d’obus intra-articulaire (région interne). :
Intervention : 13 avril 1916. — Ablation de l'éclat. Arthrotomie. Liquide hématique louche. Fracas de la rotule, Extirpation sous-périostée de celle-ci. Drainage classique d’arthrotomie.
Deuxième interventien : 10 mai 1916. Résection secondaire sous-périostée (ostéite raréfiante du fémur, destruction spontanée des ménisques tibiaux). Evacué le i°* juin
Lettre du 10 juillet 1916. — Evacué sur : 1° Hôpital Américain à Neuilly (suites simples); 2° Hôpital V, R, 74, Versailles.
Lettre du 19 janvier 1917. — À quitté l'Hôpital et
réformé depuis octobre 1916. Pension 600 francs. Jambe tout à fait solide. j
Lettre du 19 février 1919. — N’a pas repris son métier de cultivateur. Travaille à la Manufacture d’Armes de Châtellerault. Se plaint de la raideur persistante du coude-pied. Jambe très solide.
Lettre du g mars 1920. — Fait le métier d’ouvrier tourneur-ajusteur.
Jambe tout à fait solide, ne se plaint de rien.
OgservarTion XLVIII
C..., Joseph, vingt-quatre ans, 171° infanterie, 3° compagnie mitrailleurs. Blessé le 24 juin 1916, fort de Vaux.
Diagnostic : Large plaie en séton genou gauche par éclat d'obus. $S. A. B. 25 juin :g16 (avant); 11 août 1916 (Revigny).
Première intervention : 2g juin 1916 (M. Masson). L’articulation a été ouverte par le projectile et contient un liquide franchement purulent. Arthrotomie, drain sous-rotulien et drain dans le cul-de-sac sous-quadricipital ouvert sur la face antérieure de la cuisse. Immobilisation.
Deuxième intervention (M. Fayol) : 11 juillet 1916. Résection secondaire du genou gauche. Plâtre dorsopédieux.
Evacué le 11 octobre 1916.
Lettre du 24 novembre 1916. — Ambulance Américaine (à Neuilly-sur-Seine). Suites simples apyrétiques.
Lettre du 15 Janvier 1917. — Commence à marcher dans l'hôpital.
Lettre du 15 février 1919. — « J'ai quitté l'Ambulance Américaine le 14 avril 1917 pour aller à Vitry-sur-Seine où je suis resté Jusqu'au 29 juin 1917; de là, je partis à Saint- Maurice, près de Charenton, du 29 juin au 20 octobre 1915, là, je fus appareillé et réformé; alors, après mes seize mois d'hôpital, je retournais chez moi, »
My ee
«On n'a donc plus retouché à ma jambe après l'opération que vous m'avez faite, on m'a simplement fait des massages, mais mon genou est bien consolidé, il a pourtant mis huit mois, sans que je puisse soulever ma jambe; j'avais touché un appareil (une genouillère), je l'ai portée un an, mais Je suis arrivé à m'en passer depuis deux mois environ.
« J'ai y centimètres de raccourcissement, je suis obligé de mettre un soulier orthopédique.
« Je suis réformé n° 1, 5° classe, j’ai 600 francs de pension, plus les années de service payées, ce qui me fait exactement 663 francs, et j'ai la médaille militaire depuis le 13 juillet 1918; on me l’a apportée chez moi.
« J'ai donc repris pendant treize mois mon ancien métier de cultivateur, je n'ai d'abord pas fait grand’chose les premiers mois, mais petit à petit les forces revenaient et je m 'habituais à mon infirmité.
« Mais depuis quelques mois je suis à l'Ecole d’horlogerie des£luses (Haute-Savoie). J'y suis entré le 3 décembre dernier, je m'y‘trouve très bien depuis que je fais ce travail assis; ça ne m'empêche pas de faire de petites promenades au moins le dimanche; je suis bien heureux d'avoir changé de métier, la culture était trop pénible pour ma jambe. ».
Lettre du 18 mars 1920 — Pleurésie en 1918. Très bon état local maintenu. Jambe très solide.
Fait plusieurs kilomètres, mais avec une canne.
OgservaTiON XLIX
C.., Jacques-Henri, maître-ouvrier, vingt-neuf ans, 2° génie, compagnie 18/1. Blessé le 21 mai 1916 (21 h. 30), ravin de la Mort. S. À 22 mars.1916 (avant); S. A. B. 26 mai 1916 (Revigny).
Diagnostic : Plaie pénétrante genou gauche, avec fracture comminutive de la rotule.
Arthrotomie-patellectomie et ablation d'un gros projec-
VO E tile intra-articulaire, pratiqués à l'Ambulance de Landrecourt le 22 mai 1916.
Intervention : à Revigny le 24 mai 1916. Résection secondaire genou gauche (fracas fémoral et gros fracas tibial). Résection tête péronière et drainage postérieur.
Evacué le 24 juillet 1916.
Lettre du 15 avril 1919. — Ma jambe est solide, ce qui m'a permis de reprendre mon métier d'ébéniste, je suis toute la journée debout, je ressens un peu de fatigue au pied. Au Centre d'Appareillage, on m'a annoncé 8 centimètres de raccourcissement; j'ai obtenu la médaille militaire ; comme taux de pension, je ne suis pas encore fixé, vu qu'elle n’est pas encore liquidée ; on m'a proposé 6° classe (600 francs).
J'ai commencé à travailler le 4 avril 1917 à la Rééducation; au bout de cinq mois, J'ai eu un petit abcès, on m'a retiré deux petites esquilles, épaisses comme une feuille de papier; Je suis resté trois mois alité pour cause de l'ostéite. Depuis, j'ai repris mon travail, ma jambe va bien.
Lettre du 7 mars 1926. — Continue son métier d’ébéniste où il travaille toujours debout. Très bon résultat, qui s’est maintenu.
OgservarIoN L
C..., Joseph, 2e classe, vingt-trois ans, 35° infanterie, C. H. R. Blessé le 15 avril 1916 (20 h.), entre Vaux et Douaumont. S. À., 17 avril 1916. q
Diagnostic: éclats d’obus, séton transversal jambe gauche au tiers inférieur cuisse gauche. Plaie du coude droit. Section du radial Plaie du poignet droit.
Première intervention : 18 avril 1916.
1° Amputation du bras droit (2 lambeaux inégaux), érysipèle bronzé, plaie du coude, section du radial, plaie du poignet, gangrène de doigts;