CONCLUSIONS
I — Il existe deux variétés distinctes de rétrécisse-
ments congénitaux du duodénum.
IT. — La première variété comprend des atrésies (im-perforations totales) et des rétrécissements incomplets: (sténoses) de degré élevé.
Leurs sièges de prédilection sont le voisinage de l’am-poule de Vater et l’angle duodéno-jéjunal.
Ces malformations se démasquent dès les premiers: jours de la vie et ne permettent pas la prolongation de lPexistence.
Leur histoire clinique et anatomique est bien connue,. seule leur pathogénie est discutée.
La thérapeutique chirurgicale demeure le plus souvent
impuissante contre elles.
III. — La deuxième variété groupe des rétrécissements incomplets, de degré variable, liés à des malformations péritonéales diverses, permettant une survie longue. Elles ont été, dans ces dernières années, l’objet de nombreux travaux qui ont fait connaître et précisé leurs traits
DiecipaUx.
Leur origine congénitale est vraisemblable : les anamnestiques révèlent que, dès les premiers temps de la vie, ont existé des troubles digestifs d’allure le plus souvent banale. Ultérieurement, la constatation de certaines anomalies péritonéales permet de supposer que ces malformations remontent à la vie intra-utérine ; mais il faut toujours songer à l’intervention possible de certains facteurs, en particulier de la tuberculose péritonéale.
Par leur physionomie et leur évolution cliniques, ces rétrécissements se rapprochent beaucoup des sténoses du pylore ou de la partie haute de l'intestin.
L’exploration par les rayons X du tube digestif permet actuellement de poser en toute certitude le diagnostic de leur existence.
La thérapeutique de cette dernière variété est uniquement chirurgicale. Les techniques opératoires sont, à l'heure actuelle, bien fixées et ont permis d’enregistrer
des succès remarquables.
LE PRÉSIDENT DE LA THÈSE, NOVE-JOSSERAND Vu :