‹ Contribution à l'étude des rétrécissements du vaginChapitre 14 sur 23 · SA DU · texte numérisé non relu

SA DU

résulter, soit, enfin, que le vagin partiellement sténosé nécessite une intervention dont le but sera d'agrandir

sa cavité.

1° Créätion d'un vagin artificiel. — Le vagin est réduit à un cordon fibreux, absolument imperméable, souvent difficile à distinguer. Différentes opérations on été proposées. Beaucoup d'auteurs, particulièrement Schroder, Heg'ar n’en sont pas partisans, estimant que cette intervention est trop aléatoire; d'autres comme Le Fort sont moins absolus et estiment que, dans certains cas, on peut intervenir. tan

Cette opération fut pratiquée la première fois par Ammusat : on procède avec la plus grande précaution au décollement du rectum, libération difficile que l'on doit faire très lentement, sinon on risque de s’exposer à des déchirures souvent fort graves. On procédera de même en avant au décollement vésical ; une sonde placée dans la vessie aidera beaucoup à se reconnaître. Ainsi on aura créé une zone de décollement de 7 à 8 centimètres, qu'il s’agit maintenant de tapisser de muqueuse. On y arrivera en faisant glisser le limbeau que l'on aura ménagé dans l’incision et dont on augmentera le décollement. Ce lambeau sera fixé à l'intérieur du canal néoformé, on aura soin alors de bourrer de gaze pour éviter autant qu'il est possible la rétraction cicatricielle ; malheureusement, dans bien des cas, elle se produira. On devra également dans la suite procéder pendant un temps très long à des séances de dilatation progressive.

Abadie préconise l'emploi de griffes de Tiersch pour

tapisser la cavité vaginale néoformée; on les étale sur un mandrin volumineux glissé dans la cavité rendue béante par deux valves. D’autres auteurs ont essayé du dédoublement des lèvres. Le Fort, dans un cas, a employé l'électrolyse : un cylindre de buis, dont l’extrémilé était formée par un bout de cuivre, était relié au pôle négatif d’une pile, une plaque métallique placée sur le ventre constituait l'autre électrode; au bout de quelque temps, la tige se creusa une cavité qui fut progressivement agrandie avec des dilatateurs.

Ces interventions plus ou moins complexes peuvent. avoir deux buts, suivant que l’on cherche à créer sim- plement un vagin artificiel, ou que l’on veuille atteindre le col utérin pour reconstituer tout le canal génital ; encore est-il bon de s'assurer que les organes génitaux internes existent bien et l’on est autorisé dans ces cas pour en être certain, à pratiquer une laparotomie explorativé qui permettra de se faire une idée précise de l’état de ces organes.

Il semble malgré tout que quel que soit le procédé, les résullats éloignés ne sont pas toujours très encourageants et l’on devra, à notre avis, agir dans tous les cas

avec la plus grande prudence.

2% Traitement des complications. — On peut également être amené à intervenir pour des complications dues à la rétention des règles : en présence d'un hématocolpos total, il semble que l’on doive rejeter la simple ponction et qu’il vaut mieux inciser prudemment; on commencera par une petite incision que l’on agrandira

MAQUART o

Page 1