INTRODUCTION
Dans cette étude nous envisagerons les rétrécissements permanents du vagin dont les causes sont multiples. Nous éliminerons d’autres variétés de sténose de ce canal qui relèvent d’une pathogénie différente, mais celles-ci sont fransitoires et fugaces. Elles peuvent dépendre soit de spasmes musculaires dûs aù vaginisme, soit de tumeurs des organes voisins, soit encore d’œdème périnéal parfois très prononcé, surlout chez les albuminuriques.
Cette distinction n’est pas artificielle, car l’évolution et les conséquences de ces deux variétés sont différentes, la première entraînant des complications particulièrement graves lorsqu'une grossesse parvient à
évoluer.
| Dans ces rétrécissements permanents, sujet de ce travail, il faut distinguer deux grandes classes dont l’étiologie est entièrement différente.
Les uns sont d'origine congénitale et peuvent tenir soit à un arrêt de développement du vagin alland même jusqu’à l'absence presque totale de cet organe, soit à des cloisons complèles ou incomplètes, transversales ou longitudinales, dépendant pour certains auteurs d’une soudure des replis épithéliaux si marqués au début de la vie intra-utérine. Nous verrons d’ailleurs en étudiant succinctement l'embryologie des organes génitaux externés chez la femme, que les causes de ces sténoses sont encore très discutées. Enfin, la membrane hymen peut persister d'une manière anormale el être, elle aussi, cause d’oblitération partielle du vagin.
Les autres sont des rétrécissements acquis. C'est parmi eux qu'il faut ranger les sténoses d'origine mécanique rencontrées à la suile de plaies accidentelles, de brûlures ou d'anciennes déchirures périnéales, et les sténoses d'origine infectieuse, relevant de la syphilis, de la blennorragie et même, le cas a été signalé, de la variole.
Le siège des rétrécissements peut être’ profond ou à l'orifice du vagin. Les sténoses par membranes, brides ou viroles congénitales £ont le plus souvent hautes dans l'organe; au contraire, les oblitérations acquises . sont d'ordinaire basses et rapprochées de la vulve.