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La tuberculose du vagin est extrêmement rare; aussi est-il seulement nécessaire de la citer. |
A la suite de suppurations du petil bassin, la cel lite pelvienne peut s'étendre dans le tissu périvaginal, Causant ainsi une périvaginite disséquante ou phlegmoneuse qui sera l’origine d’un travail de cicatrisation souvent très intense, qui aura tendance à réduire de plus en plus la lumière du canal vaginal.
Toutes les vaginites peuvent enfin se trouver à l'origine d’un rétrécissement du vagin; le plus souvent néanmoins, grâce à un traitement local approprié, cette complication est évitée. Au cours des vaginites graves cependant, on l’a vu survenir soit quil s'agisse de vaginite granuleuse, soit plulôt, de vaginite ulcéreuse adhésive décrite par Hildebranld.
Ces formes peuvent se rencontrer dans l'enfance et chez l’adulte ; presque toujours elles ont pour origine une infection blennorragique.
Chez les vicilles femmes encore, on peut rencontrer des vaginites de la ménopause, mais ce sont des formes atténuées qui, rarement, se compliquent ultérieurement de rétrécissement.
III. Tumeurs. — Une place à part doit être réservée au cancer : l’envahissement du vagin par du tissu néoplasique est en effet très fréquent : les bourgeons charnus et les ulcérations que l’on rencontre alors, viennent obstruer la lumière du conduit. C’est surtout à la période
/ avancée des néoplasmes du col utérin qu'on les rencontre, ainsi qu'à la suite d'extension des tumeurs
Son fo
malignes de la vessie, du rectum ou de la wulve.
Le cancer primitif du vaginest rare, soit qu'il s'agisse de la forme papillaire ou de la forme nodulaire; mais l’évolution très rapide de ces néoplasies fait que les rétrécissements qu'elles entraînent présentent peu d’intérêt ; cependant la forme fibro-sarcomateuse peut avoir une durée fort longue.
Les corps fibreux et les polypes du vagin qui descendent le plus souvent de l'utérus, peuvent obstruer la lumière du conduit génital, ét dans certains cas. cette obstruction peut être la cause d'accidents au cours des accouchements.
Enfin, il faut faire place ici pour l’atrophie sénile du vagin, le canal se rétrécissant de plus en plus etse réduisant parfois à un véritable conduit infandibuliforme : il est du reste parfois difficile de distinguer ces cas des rélrécissements cicatriciels ou cancéreux.
De cette étude rapide, on se rend compte que ces variétés de rétrécissements relèvent de causes multiples mais il importe de répétér que, parmi ces sténoses acquises, la plus grande part, celle qui présente le plus d'intérêt, revient aux rétrécissements cicatriciels quel’on voit survenir à la suite des accouchements.
SIL. — Symptomatologie e
Les signes d’un rétrécissement acquis du vagin sont très voisins de ceux du rétrécissement congénital, tous deux ayant des Symptômes d'autant plus nets qu'ils sont plus serrés.
- En règle générale, l’âge d'apparition des premiers troubles, l’éliologie, indiquent fettement l'origine du rétrécissement. Cependant ces données peuvent manquer de netteté; il faut alors recourir au toucher et à l'exploration au spéculum.
L'âge d'apparition des premiers accidents est toujours plus tardif. Ce n'est plus une jeune fille ou une jeune femme, mais une ancienne accouchée ou une accidentée qui rattache elle-même,lés troubles qu'elle présente aux
traumatismes reçus.
Ceux-ci sont caractérisés par une douleur lors du
coït, ce qui n'existait pas auparavant et, surtout si le rétrécissement est très serré, des règles difficiles, lon-
- gues et douloureuses chez une femme jusque là normalement réglée.
Le toucher fait sentir une saillie cicatricielle bombant dans la paroi postérieure du vagin et se prolongeant jusqu’à la fourchette.
D’autres fois, cette cicatrice est irrégulière, circulaire
{ou en spirale. °
Vient-on à la saisir entre deux doigts, elle forme un cordon dur, non dépressible et sile tissu cicatriciel est en bandes ou en plaques ainsi qu'on le rencontre lors des brûlures, on sent un plancher rigide et l’on constate l’absence de dilatation du vagin.
Au spéculum, on aperçoit une plaque, une bande ou une traînée irrégulière, blanchâtre, absolument différente de l'aspect que l’on rencontre lorsqu'il s’agit de rétrécissements congénitaux où la teinte deftoute la
muqueuse vaginale estsemblable.