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vail de rétraction inodulaire; on a même vu des cas où une véritable réunion immédiate des parois vaginales s'était constituée, entraînant une atrésie complète de ce conduit.
IL faut rapprocher de ces faits les trop grandes étroitesses du vagin qué l’on peut rencontrer à la suite des périnéorrhaphies et qui constituent, du reste, une faute opératoire.
c) Les traumatismes accidentels du vagin peuvent, dans certains cas, être la cause de sténoses plus ou moins éloignées de ce conduit. Tantôt il s’agit de blessures accidentelles de nature très diverse, chute sur un objet pointu, coup de corne.
Les corps étrangers peuvent également devenir l’origine de ces rétrécissements éloignés et il existe dans la littérature médicale des exemples fort curieux: tantôt il s’agit de débris de canule; de morceaux de bouteille, de bobines; Pozzi dans son Traité de gynécologie en rapporte un cas : le vagin était complètement oblitéré audessous d’une bobine enkystée dans la partie supérieure de ce conduit. Le port prolongé de vieux pessaires peut égalemént entrainer des plaies qui, en se cicatrisant, rétrécissent l'orifice vaginal; on rapporte l’histoire d’une vieille femme qui en avait gardé un pendant 34 ans!
d) A la suite de fraumatismes chirurgicaux, on peut voir se constituer des cicatrices plus ou moins rétractées; particulièrement à la suite dè réduction, d'inversion d'utérus ou après extraction de volumineux fibromes.
Les cautérisations peuvent, elles aussi, entretenir une
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inflammation chronique du vagin entraînant'une rétraction de ses parois; ces cautérisations relevant tantôt de manœuvres abortives, tantôt d’un traitement local par trop intensifié; il en est de même des brûlures survenant soit directement, soit à la suite d'injections avec
des liquides trop chauds.
II. Causes infectieuses. — Par opposition à ces causes mécaniques, il faut placer ici les rétrécissements du vagin de cause infectieuse. Ils existent véritablement mais il faut bien reconnaître qu'ils sont plus rares et moins intéressants.
Au cours des maladies infectieuses, on peut voir survenir des complications tardives de gangrène de la oulve et du vagin; elles sont rares et accompagnent presque toujours des formes particulièrement sévères de la maladie : c’est ainsi qu'on peut l’observer au cours de la rougeole, de la variole (Tarnier), du typhus, de l’état puerpéral; la cicatrisation de ces escharres se faisant très lentement, entraîne presque toujours un rétrécissement marqué du vagin.
L'esthiomène de la pulve peut causer, par la citatrisation de ses ulcérations, des rétrécissements plus où moins marqués du vagin, soit qu'il s'agisse de la forme ulcéreuse, soit qu'il s'agisse de la forme hypertrophique, mais ce sont là des cas d'exception.
Les ulcérations syphililiques sont rarement cause de diminution de calibre du vagin; cependant le cas a été signalé, particulièrement lorsqu'il s’agit de syphilides en nappe.