‹ Contribution à l'Étude des RhinolithesChapitre 5 sur 36 · ANA · texte numérisé non relu

ANA

et la même année, ‘à New-York, un ouvrage de Bosworth intitulé, « À treatise ac diseases of the nose and throat.

Berlioz en 1891 publie quatre cas dus au D' Ruault et accompagnés d'analyses chimiques complètes des calculs.

En 1894, le D' Galippe dans des « Recherches et Notes originales » aborde la question à un nouveau point de vue et le D' Didsbury fait paraître son excellente thèse « Contribution à l'étude des rhinolithes »

Depuis cette époque, les observations se sont multipliées, et les progrès de la rhinoscopie, ont permis aux laryngologistes, de traiter plus à fond la question, de donner des renseignements précis, sur l’état de la muqueuse et des cornets, de décrire en un mot la symptomatologie de l'affection.

Nous ne pouvons citer ici, toutes ces observations, qui sont au nombre de plus de cinquante.

Nous reproduisons dans ce travail, celles qui nous ont paru intéresser le plus notre sujet. Quand aux autres, on en trouvera l’énumération au chapitre

bibliographie.

ÉTIOLOGIE ET PATHOGÉNIE

Les rhinolites se produisent à tout âge ; les observations en sont rares cependant au-dessous de dix-ans.

On les trouve avec une égale fréquence dans les deux sexes.

On a coutume de les diviser en rhinolithes spontanés ou primitifs (sans corps étranger central) et en rhinolithes secondaires (développés autour d’un corps étranger).

Nous croyons qu'il est inutile de conserver cette classification. Les observations de rhinolithes primitifs sont rares en effet : celles de Mackenzie et Brun, deux de Berlioz, une de Didsbury et deux de Moure dont une de 1896 que nous reproduisons.

En nous reportant à cette dernière, nous trouvons

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un examen histologique très complet dù à M. Sabrazès, chef du laboratoire des Cliniques de la Faculté de Bordeaux.

« À un fort grossissement, dit-il, on constate que le substratum phosphatique de cette rhinolithe est çà et là orienté par rapport aux ilôts jaunâtres, granuleux, légèrement fibrillaires, munis de longs diverticules à contenu. identique. Ces ilôts ont, à première vue, l'aspect de vieux foyers hémorragiques. Is sont, sur les préparations du picro-carmin jaunes, brunâtres, granuleux, aréolaires. Les aréoles sont limitées tantôt par des travées salines, tantôt par des fibrilles fibrineuses. Celles-ci semblent diriger le processus d'imprégnation par les sels de chaux et de magnésie. »

Il est très rationnel d'admettre que « les ilôts ayant l'aspect de vieux foyers hémorragiques et les fibrilles fibrineuses » se soient comportés comme des corps étrangers autour desquels se seraient agglomérées les concrétions calcaires.

Il est juste également de penser quesiles autres rhinolithes considérés comme primitifs avaient été examinés avec autant de soin et une technique aussi rigoureuse que celle de M. Sabrazès, on en eût peut-être, comme dans ce cas, trouvé Île point de départ.

On a décrit comme noyaux d’origine des rhinolithes les corps étrangers les plus variés. Les noyaux de cerises sont les plus ‘fréquents, (cas de l’une de nos observations) puis les pépins de fruits, le tabac, les perles de verre, les boutons de bottines, etc.

Ces corps peuvent avoir été introduits volontairement

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