‹ Contribution à l'Étude des RhinolithesChapitre 8 sur 36 · LA RÉEL EE · texte numérisé non relu

LA RÉEL EE

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On lui amena un enfant atteint d’un écoulement nasal, fétide et continu, contre lequel on avait épuisé tous les moyens thérapeutiques employés d'ordinaire en pareil cas. Le D' Ruault pratiqua la rhinoscopie antérieure et constata la présence d’un corps étranger dont il fit l'extraction. C'était un gland de chêne. La gouvernante, interrogée, se souvint en effet que trois ans auparavant, l'enfant, en jouant, s'était introduit un gland dans le nez ; mais comme à ce moment l'enfant n'avait paru aucunemenf gêné, on n'y avait pas attaché d'importance. |

Ainsi donc, un corps étranger peut séjourner trois ans dans une fosse nasale, augmenter la virulence des

microbes, habituellement contenus dans cette narine,

au point de provoquer un écoulement purulent abon-

dant et continu, sans pour cela donner naissance à un calcul. | à

Bien desthéories ont été émises pour expliquer la pathogénie des rhinolites.

Graeffe a fait entrer en jeu la diathèse goutteuse. S'il en était ainsi, nous ne comprenons pas pourquoi chezles goutteux on ne trouverait pas aussi fréquemment des rhinolites que des tophi; en outre, on n’a jamais trouvé d'acide urique dans les calculs nasaux.

Demarquay rejette cette hypothèse. « Pour lui, le point de départ serait l’altération de la sécrétion. Cette altération pourrait avoir pour cause la présence de certains microbes et être favorisée par le rétrécissement du méat inférieur. »

En 1884, Czarda disait: « J'ai pensé à une mycose

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