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OÙ MOUCHE MÉDITERRANÉENNE

Ceratitis capitata, WIED, C. citriperda, Me LEAN, Ceratitis hispanica, DE BRENNE

La mouche des fruits est un insecte de 4,5 à 5 mm. d'envergure, multicolore : jaune, blanche et noire par endroits. La tête est volumineuse et de ton jaune-clair, avec deux gros yeux saillants et bombés, bruns-clair à reflets verdâtres; le thorax et l’écusson, sont blanchätres sur les côtés, avec de grandes taches brillantes et noires sur le dos, l’abdomen, de ton jaunâtre, rayé de

gris, est large et court : celui de la femelle, se termine par une tarière. Les ailes, chez les deux sexes, sont largement développées avec des bandes marginales et transversales enfumées et jaunâtres tachetées vers la base. Au repos, les ailes de cette mouche restent écartées en croix, perpendiculairement à l’axe du corps. Les articles des antennes diffèrent de tonalité : le deuxième est foncé, le troisième est clair; les soies céphaliques et le triangle ocellaire sont noirs.

Chez le mâle, on remarque une palette terminale en losange noirâtre et deux soies frontorbitales antérieures de forme allongée; les pattes sont claires et les cuisses, jaunes antérieurement, portent de grands poils dorés entremêlés de soies noires. La « Chétotaxie » est ici des plus curieuses, car les soies ne sont point disposées comme chez les autres mouches. (Fig. 96).

Les larves de Ceratitis Cap. sont de petits asticots blancs de 7 à 8 mm. de long, dont la période d’incubation varie avec la température ambiante : 1 mois à 9° ou 10° de température, 2 à 3 jours vers les tropiques... Les œufs étant disposés sur ou sous la pellicule des fruits, rien n'est plus aisé aux jeunes larves que d'y pénétrer par effraction et d’y vivre, aux dépens de la pulpe, jusqu’au pourrissement total. (Fig. 97-98).

Leur évolution varie de 8 à 30 jours, selon le degré de température. Dès que celle-ci est terminée, elles se laissent choir jusqu’au sol où elles s’enfoncent en vue de leur nymphose, qui varie, aussi avec la température ambiante. La pupe est un petit tonnelet de 4 à 4,50 mm. qui passe tout l’hiver sous terre, pour donner naissance au printemps à la Mouche méditerranéenne, que l’on voit, dans le Midi de la France, voleter sur nos fruits de la mi-mai jusqu'à fin juin, car dans ces régions, chaudes et ensoleillées, il peut y avoir jusqu’à cinq générations… C’est au fait des arbres que leur activité s'exerce et que la pariade et la ponte d’effectuent, 8 à 10 jours après leur éclosion. Chaque pondeuse dispose

de 200 à 300 œufs qu’elle dépose, par petits paquets, sous la pellicule du fruit, par un trou minuscule.

Les larves de première génération s’attaquent aux premiers fruits de la saison : les Abricots, en particulier. Celles de la deuxième s'en prennent aux Pêches, en août et septembre, et celles de la troisième, aux derniers fruits de la saison, tels que Coings, Poires, etc. Les fruits conservés aux fruitiers reçoivent la visite des larves des dernières générations.

Ce peu intéressant diptère, fréquente les arbres fruitiers de la France entière : la Côte méditerranéenne, puis les Vals du Rhône, de Loire et de Seine ne sont point épargnés. Ceux de la Garonne sont touchés les derniers. On la trouve aussi en Espagne, Italie, Afrique du Nord, puis Sud-Africain, Australie, Nouvelle-Zélande, et jusqu'aux Etats-Unis. Cette « Mouche Méditerranéenne » est donc devenue « extra méditerranéenne » et même « extra-continentale ».… elle est demeurée, tout simplement, la « Mouche dévastatrice des Fruits »… de tous les Fruits ! !

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