CHAPITRE XLIII
HYMENOPTERES — PAMPHYLIDES
LYDA DU PECHER
Neurotoma nemoralis L., syn. Neur. caprifollii SCHER, Neur. lucorum FALL. Neur. maculitans VOLF, | Neurotoma punctata F..
Cette tenthrède fréquente, surtout, les Rosacées-prunées-amygdalées et les Rosacées-pommées de l’Europe
Planche XVII %
PARASITES DES PECHERS : Diptères
Mouche des Fruits (Diptères-Tripédités)
Dimensions réelles
Ceratitis Capitata JL.
Pontes à faible grossissement, à gauche.
Pontes à fort grossissement, à droite.
Fig. 97-98
HYMENOPTERES __ LYDA du PECHER
Neurotoma lemoral 8:LA d'apres PAILLOT
Fig. 99
entière. En France elle est relativement rare sur les arbres fruitiers qui croissent au nord de la Loire; mais elle affectionne fort ceux des régions méridionales... A. PAILLOT l’a rencontrée sur les Pêchers de la vallée du Rhône, ainsi que sur les Amandiers de la vallée de la Durance. BALACHOWSKY, de son côté, a signalé ses méfaits sur Pêchers, Amandiers et Prunelliers des Alpes- Maritimes et des Basses-Alpes.
L'insecte adulte est un papillon, de 7 à 8 mm. de long, sur 14 à 15 mm. de large, absolument inoffensif. Le corps est noir, avec de nombreuses bandes, presque blanches et des taches latérales dorsales; la tête, de ton noir mat, à macules jaunâtres, autour des yeux, est forte, et plus développée que le thorax : les antennes sont pourvues de 20 à 22 sensoria. L’abdomen du mâle est sublinéaire, tandis que celui de la femelle est dilaté.. Tous deux ont les pattes de ton brun, et les hanches, trochanters et fémurs sont jaune-clair; les tibias ont deux épines apicales et une épine sub-apicale aux pattes de devant. Cette dernière manque aux pattes postérieures, qui n’ont que des épines apicales. Les crochets des tarses sont bifides. (Fig. 99).
Dans la vallée du Rhône, ces papillons apparaissent en avril-mai et, bien que fort agiles, ils se gardent de toucher aux fleurs et au feuillage des arbres; les
mâles voltigent autour des femelles qui restent fixées . sur le feuillage, parce qw’elles sont plus lourdes.
L’'accouplement se fait par simple accolement, bout à bout, des deux abdomens et la femelles pond moins de deux heures après la pariade. Vers le faîte de l’arbre, à la face inférieure des feuilles, on trouve des chaînettes parallèles, horizontales et régulières d’une centaine d'œufs adhérents au limbe. Ces œufs elliptiques, de ton jaune-clair, mais blanchissant à l’air, mesurent 1,6 mm. *X 0,6 mm.
Les larves qui en résultent, sont de forme cylindrique, allongée, à pattes thoraciques bien développées,
mais sans pattes abdominales. Elles se tissent un abri
entre les deux bords du limbe d’une feuille, accolés -bout à bout. Elles sont fort voraces, et leurs dégâts s'étendent à tout le feuillage d’alentour. Elles se meuvent sur le dos, -en demeurant suspendues sous les feuilles. Leur ton vert foncé (sauf la tête et une plaque dorsale d’un segment qui sont noires) ne permet guère de les distinguer de l’ensemble. Ces larves, ou chenilles, pour gagner le sol (et s’y enfoncer à quelques 20 ou 40 cm. sous terre), se laissent choir, en se suspendant à un fil soyeux, ou bien elles dévalent, le long des bran- -ches et du tronc de l’hôte, jusqu'au sol...
Parvenues sous terre, elles se faconnent une sorte de coque terreuse, à parois lisses, où elles entrent en une diapause qui se prolonge jusqu’à l'approche du printemps : la nymphose a lieu vers la fin du mois de mars, et les papillons apparaissent, généralement, à la fin du mois d'avril, pour recommencer le cycle et perpétuer l’espèce.
Les insectes entomophages des chenilles de: Lyda, sont deux Ichneumonides : Holocremus incrassator Hozm et Limnerum crassifemur THOMS, qui heureusement, interviennent pour limiter les dégâts, mieux que les insecticides usuels.