‹ Contribution à l'étude des rosacées-prunées-amygdaléesChapitre 117 sur 149 · CHAPITRE XLV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XLV

HEMIPTERES - HOMOPTERES - MEMBRACIDES

Ceresa bubalus F. Auchonorrhycha bubala (Buffalo tree-hopper)

Ce Membracide, est originaire des Etats-Unis, où on le dénomme Buffalo tree-hopper, parce qu’il s’agit d’un insecte sauteur et volateur.

Son apparition en Europe remonte au moins d’août 1912 (en Hongrie) et en France, à l’an 1918, où on le rencontre pour la première fois dans le département de l'Hérault, depuis lors il a gagné la majorité des départements du Midi, puis une partie des régions baignées par le Rhône et par la Garonne...

Il fréquente surtout les Pommiers, Poiriers, Cerisiers, Pêchers, Pruniers, les Légumineuses, les Tilleul, Prunelier, Peuplier, etc... .

L’adulte est un curieux insecte, voisin de Cicadelles, à tête plate et dos vouté fortement, de ton vert-pâle et mat, avec un pommelé de minuscules taches plus claires sur la carène dorsale. Le pronotum est très développé, et s’élargit pour former les deux cornes humérales, courbées en arrière et qui se prolonge par une carène arquée, finissant en pointe à l'arrière. La tête est peu apparente et presque cachée par le pronotum, vue d’en haut. Les ailes sont minces, à nervures épaisses et à reflets dorés. Des trois paires de pattes, c’est la postérieure qui est la plus longue. Il mesure, 1 cm. environ de la tête au bout des ailes repliées et 50 cm. de large au niveau des cornes humérales.

La femelle est la plus nuisible des deux, par suite

des incisions qu’elle pratique sur les branches et rameaux pour y loger ses œufs. On la distingue du mâle par sa tarière, logée sous le neuvième et dernier segment de son abdomen. La ponte a lieu de juillet à octobre et comporte 10 à 15 œufs, blancs opaques, rangés circulairement dans une cavité de l'écorce. C’est en cet état que l’insecte passe l'hiver.

Les petites larves qui se montrent au printemps (avril) se contentent des plantes herbacées telles que Luzerne, Mélilot, Pissenlit, Plantain, etc. Ce sont des larves de ton gris-verdâtre, aplaties sur les côtés, avec des tubercules sur le dos, de forme arquée et barbelés.

Au cours de leurs cinq stades larvaires, ces larves causent quelques dégâts aux cultures potagères et fourragères, mais n’atteignent point les arbres fruitiers et autres. Ce sont les adultes qui s’attaquent aux jeunes organes des arbres qui nous intéressent, et les pommiers sont parmi les plus atteints : la tarière de la pondeuse peut traverser l’écorce et le liber de l’hôte, et créer une porte ouverte à d’autres infections, en gênant la circulation de la sève montante. Les branches se développent peu, les écorces demeurent rugueuses et de nombreux parasites xylophages succèdent à ces fâcheux membracides.

On peut lutter contre les jeunes larves égarées sur les branches d’arbres par des pulvérisations nicotinées ou des émulsions huileuses, mais il n’y a pas grandchose à tenter contre celles des plantes herbacées…. Mieux vaut couper les branches infectées et débarrasser Je sol d’alentour des plantes fourragères, qui sont le réceptacle habituel du parasite.

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