‹ Contribution à l'étude des rosacées-prunées-amygdaléesChapitre 13 sur 149 · FRUITS LISSES · texte numérisé non relu

FRUITS LISSES

Brugnon musqué Violette hâtive Jaune lisse | Violette tardive Pêche cerise Rougeâtre. :

Le bois du Pêcher est réputé pour sa dureté : il est de ton rouge-brun avec des veines de diverses nuances. C'est pourquoi il est fort recherché par les ébénistes et les fabricants de meubles de choix et de qualité.

LA FLORE POPULAIRE DU PECHER (1) DANS SES RAPPORTS AVEC LE FOLKLORE ET LA LINGUISTIQUE

Le nom de l’arbre varie avec l’époque et avec les localités :

En vieux latin c'était : le « malus persica ».

En latin du vi: Siècle : le persicarius (in Capitulare de villis, de CHARLEMAGNE.

En latin du Moyen Age : le volemus (selon DIEFEN- BACH).

ES

En France, au x siècle, ce fut : le peuquier (in Trois traités : SCHELER). |

Au xiv° siècle, ce fut le pieschier (ESCALLIER).

Au xv° siècle, ce fut : le pechier (J: CAMUS) et le pieuquier (GACHET). | ;

(1) Selon la « Flore populaire > de K. ROLLAND.

Pan ess

En vieux français, on l’appelait : peschier (Du- CHESNE, 1544) ; puis, pescher, en 1560 (in Quatre traictés d'Agriculture : GORGOLE de CORNE.

En provençal ancien, c'était (déjà) le : pességuier ou le presseguier.

En languedoc, le pêcher mâle ? est : le présséghé (Pêcher-pavie) (REYN) tandis que le pêcher femelle ? est : la présséghèro (Haute Garonne).

En Dordogne, le vocable diffère un peu, selon les localités : c'est la préssighéro, à Salignac, la perchiyéro, à Sarlat, et le parchèdzié, dans les environs de cette ville.

Au pays d’Albret, dans le Lot et Garonne, c’est la pésséghèro (DARDY). N

Dans les Landes, à AIS, c'est le pésséghè (M. L. BATCAYE).

Dans les Basses-Pyrénées, cela varie fortement : c’est le perséghé, aux environs de Morlaas (M. L. BAT- CAVE) et la pésker’, à Orthez (M. L. BATCAVE).

A Montauban (Tarn et Garonne) on l'appelle : perséghiè ou persighiè (PERBOSC).

Aux environs de Montpellier, c’est la DRCRÉE ra (in : Armana cetori).

À Toulouse et dans le Gard (à Anduze), c'est tout simplement, le : péchè (TOURNON et VIGUIER).

. À Uzés, c’est le « Pétyé (avec accents sur é, sur y et sur 6).

En Savoie, cela est fort variable : c’est le pétché, aux environs de Moutiers, le péthi (avec th anglais), ou le pérchè, à Aime et à Alberville).

UROTAERE

Dans l'Isère, à Semons, c’est le péthiè (avec th, anglais, encore). ‘

En Haute Saône, cela varie. C’ Ce le préchèy, à Germigney, et le préchi; à Velorcey... de même qu'à Chaucenne, dans le Doubs.

+ ke

Dans la Creuse, c’est le péy’iché, à Marsac, et le

pây’tchiè, à Pont-Charaud. :

À Bourg-Lastic, dans le Puy-de- Done. c'est. le

pèy'tchiè.

A Campagnac (Aveyron) c'est le pèrché, comme en Savoie. É

En Haute-Vienne, à Eymoutiers, c'est le pessi, et. le péchié, dans l'Allier.

En Côte-d'Or, à Nuits, c'est le prinché (Ph. Gar- NIER) et le préché, dans l'Aube aux environs de Clair-

Vaux).

*# CES

Mais c'est dans le département des Vosges, que la diversité des noms est la plus remarquable : Péchië, à Celles; péchay, à Médonville; pächèy à Rainville; péchéy, à Charmes; piéhhi, à Provenchères, Wisembach; pohhi, à Ban-sur-Meurthe; pérata, à Xertigny; pichi, è à Mortagne; piéchi, à Fraize.

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