DES
Les noms du Fruit du Pêcher, varient davantage que ceux de l'arbre :
En latin ancien, la Pêche était roues Malum persicum.
En latin du Moyen Age, ce fut tantôt : persicum, pirsicum, persecum, persetum, Ou persica, perseca, pessicumMm, PeESCa.
En vieux français c'était la « pesche ».
En vieux provençal : la préséga et la préssaga, en vieux limousin.
Au x siècle on l’appelait : perségua, à Tarascon et aux environs (in : Mémoires de l’Académie de Nîmes, 1890, p. 147).
En Avignon, vers 1468, c'était la persègue ou la persèque (in : Mémoires de l'Académie de Vaucluse, 1888, pp. 164 et 167).
Au xvi' siècle, la pêche était dénommée : « pomme persique » ou persique (in : Trois livres de la vie; 1581, s. FICIN) et « persicque » (in : œuvres d'AGRIPPA D’AU- BIGNE) — On l’appelait, ensuite, persigue, au siècle suivant : (in Trad. de Virgile; 1671, p. MICHEL DE MAROL- LES).
En Languedoc c’est : la présségo (à Toulouse, Pamiers, Foix) la préchègo, (à Gourdon, Salignac, Ville-. neuve d'Agen), la pérchèdzo (à Sarlat).
A Argelés (Hautes-Pyrénées) c’est la préchiga, et la pérchègh, à Bayonne.
À Orthez (Basses-Pyrénées) c’est la pesk’ et c’est le | pésséc, à Pau. se
EX
Dans la Haute-Loire, c'est la parchédze (à Lavoute- Chilhac) et la parsidza.
Dans le Puy-de-Dôme, c’est la pärchëdzä, à Vinzelles, et c’est la parsëdji, en Haute Auvergne. la Porchizo, à Thiers et la porsio, à Orcine.
En Corrèze, on l'appelle : proucéjo, à Saint Ybard, et aussi, proussédzé (BERONIE), tandis qu’à Brive, c'est la préchèdzo; et la pey’so à Saint-Hilaire-l°-Courbes.
Aux alentours de Pau, on dit : péssec et à Vals (Ardèche) : péssèdzo.
AN
A Cette et à Montpellier on l'appelle : pécha (in : Rev. d. l. rom. an 1900 et Armana cetori, an 1895).
Dans l’Aude, le Tarn, l’a se change en o et cela fait : pécho.
Dans la Drôme, à Charpey et à Livron, de même que dans l'Ardèche, à Gilhoc le pêcher est nommé : persio.
Dans la Loire, à Champfleuri, c’est le parsio.
En Savoie, à Alberville et à la Chapelle, c'est la pérche.
En Haute-Savoie, à Sallanches, c'est la persa.
Dans les Alpes dauphinoises on l'appelle : apersin et dans les Hautes-Alpes : apersio.
Dans les régions dauphinoises et lyonnaises, c’est le persi.
Dans le Brianconnais, c'est l’apersi.
En Isère on le nomme : péthi (avec th anglais).
Dans l'Ain et le Jura, c'est la pétse ou la pétso (env. d'Ambois) ou encore, la prétse (à Mesmay et à Mouchard). :
A Nuits, en Cête-d'Or, et aux environs de Combeaufontaine, en Haute-Saône, on l'appelle : prinche, selori Ed. Enmono. C’est la prétche, dans le Doubs, à Sancey.
Aux environs d'Avallon, dans l'Yonne, c’est la pinche (Ed. EDMOND).
Dans les Vosges, cela varie souvent : à Vexaincourt, on dit : pêche et päche, à Raïinville; piéhhe, à Wissembach, à Saales et à Provenchères; péd’hhé, dans le jargon de Razey, près de Xertigny, et préche, à Fontenoy.
Ce terme de préche se retrouve encore à Germygney et à Velorcey (Haute-Saône) à Chaucenne (Doubs), à For.-de-Clairsv. (Aube).
= Dans la Haute-Marne on dit : pôche, à Humes et dans la Marne; pétchy’, à Courtisols.
Dans la Meuse et au Pays messin, l’on dit la pîche, ou la pihhe et la péhhe. Il en est de même à Nomény (Meurthe-et-Moselle) et à Amelécourt (Meurthe) en ce qui concerne le mot : péhhe.
Dans le Nord-Est de la France; le terme de : piésche, était fort répandu au cours du xiv° siècle. Œn Belgique, l’on dit : Piéche).
En ancien français du Nord on disait : Pekre (in : Ges rüchbüchlein, 1854, FALLERSLEBEN.