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et comme explosif. Ils sont usités, égalèment dans la thérapeutique et en pharmacologie, comme spécifiques de l'amaigrissement, du moins en ce qui concerne le dinitrophénol et le dinitrocrésol, à la suite des travaux de H. MAGNE, A. MAYER et L. PLANTEFOL (in : Ann. Physiol., VIIL, I, 19132). Notons en passant que cela n’est point sans inconvénients, car la dose toxique de ces 2 colorants est de 0 gr. 036, par kilog. d'animal... raisonnable ? ou non ! !
Vers l’an 1892, un sel de dinitrocrésol : le dinitrocrésylate de Sodium, fut utilisé, en combinaison savonneuse pour l’imprégnation du bois contre les parasites végétaux et animaux. Un brevet, suivi de beaucoup d’autres, fut pris à ce propos : c’est le brevet D. R. P. 72.291. Ce fut, nous dit I. PASTAC, qui est Docteur-Ingénieur et qui fut rapporteur de la question à la Maison de la Chimie, lors des « Journées de la Lutte contre les ennemis des Cultures », en mai 1937, « ce fut le point de départ d’un mouvement très important qui prit de l’ampleur après la publication des travaux de MALENKIVIC, MOLLER, etc, qui démontrèrent que le dinitro-crésol, est capable d’enrayer l'apparition du Merelius lacrymans… l’un des plus redoutables ennemis du bois de construction...
Ce fut aussi le point de départ de bien d’autres découvertes... protégées par des brevets couvrant les mélanges et combinaisons des plus diverses, à base de dinitrophénol associé à certains produits chimiques : Formol, Fluorures, Arséniates, Bichromates, Tricrésol, Sels de Zinc.
Vers 1895, l’industrie allemande se mit à importer, sans grand succès d’ailleurs, certains de ces colorants brevetés sous le nom d’Antimonine ou autres vocables, destinés à dissimuler leur origine...
D’autres spécialités anglaises et françaises à base de dinitrocrésylates alcalins, sont connues et répandues depuis lors, sur le marché français : sous le nom d’Hé-
liones, G. TRUFFAUT et ses collaborateurs ont mis en vedette une série de nouveaux fongicides de grande classe, à base de colorants nitrés, des plus intéressants : Auramine orangé d’ocridine, vert malachite, violet cristallisé, etc. Additionnés de bouillies bordelaise ou dauphinoise, et d’un mouillant approprié (Terpésan ou autre) il sont appelés à rendre de précieux services dans le traitement d’hiver des arbres fruitiers, comme fongicides et insecticides.
« Leur emploi, dit I.-A. PASTAC, amène des métamorphoses presque miraculeuses.. l'écorce se déssèche et acquiert sa constitution normale, au lieu d’être humide et pâteuse... tandis que mousses et lichens périssent... » ;
L'on affirme, à ce propos, que « tout ce qui est coloré est tué », tant leur action parasiticide est certaine, aux yeux des praticiens de la défense des cultures. En tous cas leur coloration intense suffit à signaler leur présence et leur faible toxicité justifie, leurs avantages sur tant d’autres fongicides et insecticides, éminemment toxiques même à faible dose.
À titre documentaire nous indiquons, ici, le coefficient anti-cryptogamique des principaux colorants connus présentement :