PETIT SCOLYTE DU PECHER ‘& DES ARBRES FRUITIERS
Scolytus rugulosus RATZ :
Ce scolyte est commun dans toute l’Europe tempérée et méditerranéenne, comme dans toute la zone littorale de l’Afrique du Nord, où il fréquente les Amygdalées et les Pomacées. On le rencontre aussi, en Amérique, depuis l’an 1834. BALAKOWSKY l’a observé fré- -quemment dans la région parisienne, sur des Pruniers et des Poiriers, et dans les Alpes-Maritimes sur l’Amandier et le Pêcher. PAILLOT, l’a signalé sur des Abricotiers de la Vallée du Rhône et d'Algérie et KOULAGUINE a pu constater ses dégâts en Russie soviétique vers 1922. On le rencontre également sur des Rosacées sauvages : Prunier, Prunéllier, Sorbier, Aubépine, Cerisier, Mérisier, Pommier et Poirier sauvages.
Ce parasite, de forme très trapue, mesure de 2 à 2,4 cm. d'envergure. Son pronotum noir et bombé, de ton mat, sensiblement rétréci à l’avant, porte une tête courte et comme enfoncée dans le pronotum. Ses élytres moins larges que longs, sont affaissés à la partie postérieure et couvrent à peine la moitié de l’ensemble. Il n’y a pas de tubercules sur les segments de l’abdomen, comme chez ses congénères. (Fig. 62.)
Comme chez tous les Scolytes, la femelle, dès la pariade, se creuse une « galerie de ponte », pour y dépo- ser ses œufs. Les larves écloses dans cette « galerie maternelle », s'empressent, de creuser, à leur tour, des « galeries larvaires », qui vont en s’irradiant jusqu’à une « chambre de nymphose », sorte de cul-de-sac, d’où, par perforation de l'écorce, l’adulte s’évade de son... salon. pour s'attaquer aux plantes d’alentour : sa préférence va aux arbres dépérissants, où la sève est affaiblie, parfois elle s'attaque aux sujets vigoureux, qui,
pour s’en préserver, exsudent de la gomme, pour détruire ces larves de parasites.