AVANT-PROPOS
La voici donc écrite cette thèse si désirée qui nous accorde, avec notre diplôme de docteur, le droit d'exercer la noble profession. Nous l’avons tant attendue que nous sommes presque surpris de sa réalité: elle est là pourtant \ et le long sentier qui permet de l’atteindre à été complètement gravi. Que d’efforts ne nous a-t-elle coûtés depuis le jour, où quittant nos parents, nous sommes allés hanter les laboratoires du P. C. N,, jusqu’à celui où nous nous sommes occupés de son impression!
S1 éloignée d’abord, elle est venue lentement, nécessitant à chaque étape de nouvelles peines, de nouveaux examens et elle arrive enfin, juste récompense de tant de travail pour modifier considérablement notre vie.
C’est avec joie, en effet, que nous nous disposons à franchir ce tournant de l’existence qui conduit de la vie d’étudiant à celle du praticien. Nous ne regrettons qu’à demi la première, estimant contrairement à l’opinion de beaucoup qu’elle a comme l’autre ses heures difficiles et qu’il est plus agréable souvent de gagner Hbrement sa vie que de solliciter sa subsistance. ;
Nous voyons simplement partir avec regret la meilleure partie de notre jeunesse que les longues années d’études entraînent avec elles dans le passé, chose que notre soutenance de thèse semble irrévocablement marquer. Mais nous
nous réjouissons d’entrer aujourd’hui dans cette carrière vraiment libre de médecin praticien que les difficultés professionnelles laissent belle encore pour celui qui l’exerce honorabiement.
Que l’on nous permette avant tout de profiter du début de cet ouvrage pour accomplir notre devoir envers ceux qui nous ont aidé à devenir ce que nous sommes. Et parmi ceux-ci la première place revient À nos parents, à notre vieille grand’mère pour qui cette thèse sera une réjouissance, à notre père qui, le premier, nous a conseillé de choisir la carrière médicale ; à notre mère qui n’a cessé de nous inciter au travail jusqu’au dernier jour de nos études. Nous leur dédions cette thèse en témoignage de notre profonde reconnaissance, espérant leur rendre un peu de joie en échange de tous leurs sacrifices et de leur inoubliable dévouement. Reis
Notre reconnaissance ira aussi :
A nos maitres de l’Ecole de médecine de Marseille, où
nous avons commencé nos études, en particulier à MM. les professeur Imbert et Escat, qui ont bien voulu nous GOMmuniquer des observations sur notre sujet.
À nos maîtres de la Faculté de médecine de Montpellier, en particulier à M. le professeur Vires, qui a bien voulu nous faire l’honneur d’être notre président de thèse; à MM. les professeurs Granel, Soubeyran et Euzière qui composent notre jury.
Aux chirurgiens et médecins des hôpitaux de Cannes et , de Toulon où nous avons été interne et où nous avons fait nos premières armes dans la pratique de la chirurgie. Nous passerons à dessein sous silence, les administrateurs de ces hospices, certains d’entre eux ne méritant pas l’honneur que nous leur ferions en les mentionnant. Nous laissons en particulier à ceux de Toulon, à qui nous avons dit
un adieu mémorable en leur remettant au mois d'octobre 1911, la démissfon collective de l’internat, le soin de se comprendre parmi ces derniers. Ils nous excuseront de respecter un peu trop ce travail pour en salir les premières pages en y inscrivant leur nom.
Soutenant notre thèse sous l’uniforme militaire, nous uous faisons un devoir d’adresser aux officiers et sous-officlers du 141° régiment d'infanterie, où nous avons été so]dat et du 3° régiment d’artillerie coloniale où nous avons été médecin auxiliaire, nos remerciements les plus sincères pour nous avoir atténué de leur mieux les rigueurs du service. En particulier, nous voulons nommer le colonel
Chartier, le lieutenant-colonel Vidal, les médeeins-majors Gauran, Dubarry et Léger, le capitaine Adam qui ont été pour nous des chefs d’une bienveillance extrême et qui
. nous ont rendu d’inoubliables services, Nous en profiterons pour adresser à nes camarades, médecins auxiliaires dans ces régiments, l’assurance de notre plus cordiale sympathie, eksurtout nous n’oublierons pas nos deux chers amis de régiment, Denys Poujol, docteur en pharmacie, et Léon Gauthier, en compagnie desquels nous avons passé toute une année de service à l’infirmerie du 141° de ligne.
Notre pensée ira enfin à notre jeuné frère Raymond, actuellement canonnier au 2° régiment d'artillerie de monta-
-gne et que nous assurons à cette occasion de notre aide et de notre protection pour l’avenir; à Mlle Hortense Villon qui à été au cours de nos études une délicieuse amie dont le souvenir ne S’effacera jamais de notre mémoire; à M. Guillot dans l’officine duquel nous avons appris la pharmacie; à M. Soubeyran et à sa charmante épouse, Mme Claire Soubeyran, dont la fréquentation nous à valu de si bons moments pendant cette dernière année; aux docteurs Audibert, Rostagni, Raynal, Charasse, Vayrolatti, Ouvry, Lat-:
x ‘ tès, Asquier, Pagès, Daumas, et tant d’autres que nous ne pouvons joindre à cette liste déjà longue et qui seront pour nous de si bons confrères après avoir été de si excellents camarades.
Que tous done soient assurés de notre reconnaissance et de notre amitié pendant notre carrière.
Abordons maintenant ce sujet qui nous a été indiqué par notre cher maître, M. le professeur Soubeyran, de la Faculté de Montpellier, et pour le développement duquel nous avons été conseillé par M. le docteur Rives, que nous remercions vivement de sa bonne collaboration.
DES
RUPTURES DES PYOSALPINX