‹ Contribution à l'étude des ruptures et désinsertions de la longue portion du biceps brachial et de son tendonChapitre 22 sur 47 · ANATOMIE PATHOLOGIQUE · texte numérisé non relu

ANATOMIE PATHOLOGIQUE

Commencer l'étude d'une affection par l’anatomie pathologique des lésions caractéristiques de cette affection peut paraître un paradoxe. Néanmoins, dans le cas qui nous intéresse, nous traiterons ce chapitre avant la pathogénie et la symptomatologie, car la connaissance de l’anatomie pathologique de la rupture du long biceps ou de son tendon nous facilitera la compréhension du mécanisme, des causes et des symptômes de cette rupture.

Nous citerons, pour les éliminer, la luxation du tendon du long biceps et son élongation qui, au même titre que rupture et arrachement, se caractérisent par le syndrome du « long biceps détendu ».

En effet :

1° La LuxATION est d’une extrême rareté, au point que quelques auteurs la nient ;

2° L'’éLoxcaTioN que Duret avait cru observer chez un de ses malades fut contestée par Fievez. Caraven pense que l’élongation ou étirement vrai du tendon n'existe pas, mais qu'il s’agit plutôt d’un allongement par ruptures fibrillaires multiples ; ces ruptures se réparant ensuite par coalescence : « ce serait en somme une rupture déguisée ».

Dans cette étude nous n'envisagerons que Îa rupture vraie et la désinsertion du tendon de la longue portion.

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