MES
tions aiguës, infections chroniques, intoxications, cancers peuvent donc être invoqués pour expliquer soit des ruptures spontanées, soit des ruptures d’apparence traumatique, mais où le traumatisme n'a joué qu'un rôle accessoire.
Ces cas, que nous classerons dans le tvpe des ruptures médicales, ne sont que rarement justiciables d’un traitement chirurgical,
PREDISPOSITION ANATOMIQUE
Nous avons déjà vu, au chapitre anatomie, que, par sa longueur, son faible diamètre, sa coudure, on concevait la fragilité spéciale du tendon de la longue portion par rapport aux autres parties du biceps. ÎI est néanmoins plus résistant qu’on pourrait le croire. Mever, expérimentant sur 10 tendons, leur trouve une : résistance à la rupture variant entre 150 et 200 livres; or, il s'agissait de tendons prélevés sur des cadavres. Vivants, ils ont une résistance encore plus grande.
Rau, de même que Muller et Del Prato, étudiant microscopiquement Ja circulation des tendons, trouvent d’une façon constante une diminution progressive de leur vascularisation à partir de l’âge de 30 ans. I se produit donc normalement un phénomène comparable, mais moins accentué, à celui dû à l’artériosclérose. Cette prédisposition physiologique diminue la résistance des tendons. L'’appauvrissement vasculaire, qui débute vers 30 ans, n’est évidemment que la première étape de l’évolution vers la dégénérescence sénile précédemment décrite.
Dujarier s’est demandé, à propos d’un cas de rupture bilatérale opéré sans succès, s’il n’y avait pas parfois des atrophies congénitales du tendon de la longue portion.
RER Ve