‹ Contribution à l'étude des ruptures et désinsertions de la longue portion du biceps brachial et de son tendonChapitre 27 sur 47 · C. — AUTRES CAUSES PATHOLOGIQUES · texte numérisé non relu

C. — AUTRES CAUSES PATHOLOGIQUES

Plus rarement muscles, tendons, articulations seront atteints de : myosite, artério-sclérose. infections aiguës, infections chroniques, intoxications, néoplasmes.

Alexander pense que la myosite expliquerait les ruptures musculaires pures et surtout, dit-il, les ruptures à la Jonction tendon-muscle, car le muscle, devenu beaucoup plus friable que le tendon, se déchire au niveau de son insertion. Il ajoute que d’ailleurs ce type de déchirure s’observe dans la règle après 40 ans, âgc où la dégénérescence des tissus, muscles en particuliér, fait son apparition.

En apportant une gêne à la nutrition du tendon. l’artério-sclérose peut être une cause de moïndre résistance. Muller a observé chez un de ses opérés, à l’examen histologique, d’un fragment du tendon prélevé

par biopsie, des lésions d’endartérite oblitérante avec nécrose du tendon et inflammation chronique de la synoviale. |

Les maladies fébriles prolongées diminueraient la résistance des tendons (Ilusson) ; nous n’en avons trouvé aucun cas dans la littérature. Gilcreest a observé une rupture spontanée au cours d’une suppuration sérieuse du bras : de telles lésions sont rares, dit-il, et facilement reconnues. Personnellement nous estimons que la destruction du tendon du biceps au cours d’une suppuration* n’est pas spéciale à ce tendon, et peut être comparée à la nécrose des tendons fléchisseurs des doigts consécutive à un phlegmon des gaines.

Parmi les infections chroniques nous noterons surtout la syphilis, qui agit par la formation de gommes dans le tendon ou encore d’infiltrations calcaires gélatiniformes décrites par Lanceraux sous le nom de ténonite syphilitique.

La tuberculose est également invoquée dans certaines ruptures. Un cas en a été rapporté en 1891. On pourrait d’ailleurs concevoir des lésions tendineuses au cours d’ostéo-arthrites tuberculeuses ; en réalité nous n'en avons retrouvé aucune observation.

Syphilis et tuberculose sont très rarement en cause.

Parmi les intoxications chroniques nous retiendrons l'alcoolisme (Husson) ; mais il n’en existe aucune preuve.

Enfin il est certain qu'un myosarcome ou un néopalsme du tendon en favoriserait la rupture. Ces néoplasmes existent au niveau du tendon d'Achille, mais il n’en a jamais été mentionné concernant le biceps.

Dégénérescence sénile du tendon, arthrite sèche scapulo-humérale, myosite, artério-sclérose, infec-

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