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ils constatent l'existence d’une tumeur indolente apparue insidieusement sur la face antérieure d'un de leurs bras, en même temps qu'ils éprouvent une légère gêne fonctionnelle.
Ils ne consultent pas ou, s’ils le font, le médecin qui les examine décèle chez eux un processus d’arthrite généralisée plus ou moins accentuée et diagnostique : rhumatisme de l'épaule, bursite, etc.
Ce tableau est évidemment schématique et susceptible de variante, mais ce n’est que rarement que le malade éprouve une très forte gêne fonctionnelle ou ressent une grosse douleur. Ses occupations ne sont pas interrompues ; tout au plus son activité est-elle diminuée du fait de la gêne fonctionnelle, encore que celle-ci régresse parfois, par réinsertion spontanée du biceps ou suppléance du coraco-brachial. À la radiographie on trouvera parfois des images d’arthrite scapulo-humérale.
— C'est le cas du malade de Verneuil qui s’est aperçu incidemment de l'existence d’une tumeur indolente sur son bras, sans traumatisme ni douleur.
— Chez un malade de Vulpius on découvre par hasard une rupture qui remonte à deux ans.
— Celui de Borchers a vu appar aître brusquement. sans traumatisme ni effort, une tuméfaction non accompagnée de douleur, avec une impotence fonctionnelle ne l’empêchant pas de travailler, à condition qu'il se repose de temps à autre.
— Un malade de Davis souffre de rhumatisme de là hanche, de la jambe gauche et de l'épaule droite : à l'examen on découvre une rupture du biceps de cette épaule.
— Un autre à remarqué, quatre mois avant qu'on ne diagnostique une rupture, une tumeur au-dessus du
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pli du coude, survenue sans qu'il s’en aperçoive et en dehors de tout mouvement violent (Davis).
— Un malade, hospitalisé pour bronchite chronique, est examiné par hasard par Fievez, qui lui trouve une rupture absolument typique, avec syndrome complet du long biceps détendu. Comme signe fonctionnel : « Depuis qu'il est au monde il a toujours eu ce bras plus faible que l’autre ».
— Un autre, hospitalisé pour pleurésie, est découvert atteint de rupture absolument certaine du biceps gauche sans aucun signe fonctionnel (Fievez).
— Il en est de même du malade de Caraven, chez lequel cet auteur, l’examinant pour tout autre chose, diagnostique une rupture du biceps. Celle-ci ne lui a jamais causé aucune gêne. .
— Cet autre malade de Caraven (qui en a observé 4 cas semblables en 1928), examiné au cours d’un syndrome abdominal, présente une rupture du long biceps qui semble dater de neuf ans. Un jour, en effet, en déplaçant une échelle, il a ressenti un craquement et une douleur légère dans son épaule ; depuis «il manque un peu de force dans son côté droit ».
En résumé.-cette forme médicale est caractéristique de la rupture à bas bruit d’un tendon ou d’un muscle dégénéré ou malade, rupture gênant si peu le patient que le plus souvent il ne songe pas à consulter.