DIAGNOSTIC
Le diagnostic de la rupture du tendon du long exténseur du pouce se porte essentiellement sur :
a) l’attitude en flexion de la phäläige unguéale du pouce; associée à l’impossibilité de la relever activement ;
b) l'absence de saillie du bord interne dé la tabatièré anatomique ;:
c) l'existence d’un point douloureux, et parfois, d’une légère saillie au niveau du fond de la tabatière anatomique.
Lorsque ces symptômes sont nets, le diagnostic est facile ; mais, bien soüvent, ils sont délicats à apprécier.
Il existe parfois, quand ôn demande at blessé d'étendre le poüte, una ressatt dé la dernière phalangé, qui péüt faire croire à une extension active.
D'autre paït, si la phalange unguéalé du pouce est en flexion volontaire, la saillie interne cubitale du bord dé la tabatière anatomique disparaît, sans qu'il y ait rupture du téndon du long extenseür.
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Enfin, les symptômes sont peu nets si le pouce est en adduction, d'où nécessité d'examiner le blessé, le pouce en abduction.
De sorte que le diagnostic peut parfois ne pas être évident.
Devant le type d’impotence fonctionnelle que présente le blessé, on a pu penser à l'existence d’une paralysie radiale dissociée.
C’est dans ces cas, que l'examen électrique est d’un grand secours ; il montre la discordance entre l’inexcitabilité galvanique et faradique du long extenseur du pouce et les réactions électriques normales de tous les autres muscles du domaine du radial, et d'autre part, l'absence totale d’ébauche de toute réaction de dégénérescence.
Au total, le diagnostic de rupture du tendon du long extenseur du pouce est en général facile.
I peut souvent être aidé par la notion de l’existence, dans les semaines précédentes d’un traumatisme du poignet.
Mais, l’on a vu que celui-ci était souvent minime, et qu'un intervalle libre assez long pouvait
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faire douter de l’existence du rapport de causalité entre les deux faits.
Et si, parfois, la rupture du tendon succède à une fracture de l’extrémité inférieure du radius typique, l’on a vu que les cas, où la fracture du radius, parcellaire, ou sans déplacement, fut méconnue, sont nombreux.
On conçoit donc l'intérêt, devant toute rupture du tendon du long extenseur du pouce, en apparence spontanée, de rechercher l’existence d’un traumatisme du poignet préexistant et de faire pratiquer une radiographie du poignet, qui révèlera souvent la fracture antérieure, passée cliniquement inapercie: