‹ Contribution À L'Étude Des Ruptures Sous-Cutanées Du Tendon Du Long Extenseur Du PouceChapitre 12 sur 19 · ANATOMIE PATHOLOGIQUE · texte numérisé non relu

ANATOMIE PATHOLOGIQUE

l'étude des lésions que présentent le tendon, l4 gaine et la coulisse ostéo-fibréüse dans la rupturé du tendon du long extenseur du pouce fut faite à l’occasion dés cas opérés (plus de quarañite actuellérent).

* * *X De l’ensemble de ces observations, il ressort que :

Le siège de la rupture se trouve toujours au niveau de la base du premier métacarpien, dans la tabatière anatomique. Elle répond au bord inférieur du ligament dorsal du carpe.

Le bout périphérique est en place. Il est effiloché ; ses fibres sont dissociées en pinceau.

Tout autour, se trouve du tissu inflammatoire. Parfois, on note un épaississement conjonctif à son extrémité.

Le bout central est rétracté dans la coulisse ostéofibreuse du radius, l'importance de cette rétrac-

tion est d'autant plus marquée, que l'opération est effectuée plus tardivément.

Elle varie de un à plusieurs centimètres (6 cm. Stapelmohr ; 6 cm. Duplay ; 6 à 7 cm. Scudder ; 10 ct. Kumitiel ;12 em. Crouzon). De sorte que le bout proximäal est parfois très haut, tout conttre le ventre musculaire.

Cette rétraction, quand élle est importante, provoque üñe double difficulté :

difficulté dé retrouvér le bout proximal au Couts de l'intervention ;

difficulté d’obténir un bout à bout des deux fragments.

Le botüt céntral est rarement éffiloché, plus souvent il ést épaissi : il ést quelquefois renñflé en rmassue.

Les deux fragments sont jaunâtres, tachetés de poiñts hémorragiques. Leurs extrémités oft perdu Jeur éclat normal, et sont friablés:

Cet état pathologique des deux fragments s'étend parfois sur plusieurs centimètres, rendant le tendon impropre à la suture ; si bien qu'avant de la pratiquer, il est souvent nécessaire d’aviver largement les deux bouts. Parfois, les fibres tendineuses des deux fragments sont réunies par des tractus fi-

ee + re

breux cicatriciels qui assurent une continuité relative entre le bout distal et le bout proximal du tendon rompu.

Axhausen signale même deux cas où il trouva une véritable cordelette fibreuse unissant les deux bouts, mais elle était mal tendue, mobilisable latéralement. Dans l’abduction active et l'extension de la dernière phalange, cette corde se tendait un peu, mais bien moins que normalement. Cette disposition rend compte d’un certain nombre de cas où les mouvements du long extenseur du pouce redeviennent au moins partiellement possibles. Mais, bien plus souvent cette continuité physiologique est assurée par des adhérences des deux bouts du tendon à la gaine.

Ces adhérences sont fréquemment signalées ; elles sont constituées par des tractus fibreux allant du bout proximal à la gaine, du bout distal au tissu sous-cutané voisin. L’adhérence est souvent très marquée ; elle assure une relative transmission des mouvements du bout central au bout périphérique.

Au cours de l'intervention, il est nécessaire de libérer ces adhérences, qui nuiraient au libre jeu du tendon reconstitué.

ts

La gaine : elle est parfois intacte. Plus souvent on note quelques trainées brunâtres, traces d’épanchement sanguin.

Parfois, la paroi de la gaine tendineuse est épaissie, présente des foyers d'infiltration périvasculaire et d'aspect inflammatoire.

Cette notion d’inflammation chronique préexistante a été invoquée, comme on le verra, par certains auteurs pour expliquer ces ruptures tendineuses en apparence spontanées. On la rencontre surtout dans les cas de paralysies des joueurs de tambour, sans traumatisme initial.

La gouttière osseuse est vide. Parfois, lorsque la rupture est ancienne, elle est plus ou moins oblitérée. Sa paroi est lisse, sans arête tranchante qui ait pu sectionner le tendon.

Page 1