‹ Contribution À L'Étude Des Ruptures Sous-Cutanées Du Tendon Du Long Extenseur Du PouceChapitre 6 sur 19 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

La première observation de rupture sous-cutanée du tendon du long extenseur du pouce, est celle de Duplay en 1876.

Il rapporte l'observation d'une femme qui, en tombant, engage son pouce dans un fagot de cannes ; aussitôt après, il lui est impossible d'étendre le pouce. Duplay fait le diagnostic, opère et obtient un bon résultat.

Depuis lors, pendant une cinquantaine d’années, les observations publiées sont presque toutes d’origine allemande ; elles se rapportent, avons-nous dit, à deux groupes de faits : les uns relatent des cas de rupture spontanée chez les joueurs de tambour — exerçant en général depuis longtemps cette profession —, la plupart des cas sont observés, en effet, chez les tambours majors de l’armée impériale allemande. Gette affection, qui constiue une véritable maladie professionnelle, est dénommée : « Paralysie-des-joueurs-de-tabour » (Trommlerlähmung).

Le premier cas en fut publié par G. Heuck, en

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1882. Le diagnostic fut fait, le malade opéré, le résultat fonctionnel satisfaisant.

Hager publia, en 1886, rune observation analogue.

Gruber, en 1886, trouva trois déchirures du tendon du long extenseur du pouce sur 600 cadavres examinés.

Puis, en 1891, von Zander, dans sa thèse, rapporta 19 cas de « Paralysie-des-joueurs-de-tambour » (Trommlerlähmung).

Dunns, en 1896, en rapporta trois nouveaux cas.

Depuis lors, les observations se rapportent pour la plupart aux ruptures du long extenseur du pouce, consécutives à des traumatismes du poignet, et deux points essentiels en ressortent :

1) Le traumatisme à souvént déterminé une fracture de l'extrémité inférieure du radius dont les signes sônt, en général, très peu évidents et qui a parfois été méconnue.

2) La rupture du tendon n'est pratiquement

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jamais immédiatement consécutive à l'accident, il existe toujours un « intervalle libre » d'au moins quinze jours et souvent plus.

Lindner en publie le premier cas en 1890 : une femme de 27 ans présente une rupture du long extenseur du pouce deux mois après une fracture de l'extrémité inférieure du radius.

Puis, Kummel (1893), Scudder (1963), Schlatter (1908), Foerster (1908), Zur Werth (1909) publient des cas de ruptures consécutives à un traumatisme, sans fracture évidente du radius.

Depuis, les observations se multiplient, et les cas de fractures déterminantes paraissent de plus en plus fréquents ; sans doute faut-il attribuer ceîte recrudescence à l’utilisation dans là pratique courante de la radiographie, à partir de cette époque.

Heinecke en 1913, publie deux cas de fracture de l'extrémité inférieure du radius, avec rupture retardée du tendon du long extenseur du pouce, quatre à huit semaines après l'accident, alors que la guérison semblait acquise.

Weigeldt (1915), décrit quatre cas de ruptures du tendon, recueillis à la clinique de Leipzig ; un

des cas concerne une femme, qui, huit semaines après une fracture du radius, se rompt le tendon du long extenseur du pouce en ouvrant son sac.

W. Lévy, en 1922, rapporte deux observations : dans l’une, la rupture du tendon est découverte lorsqu'on enlève le plâtre ; dans l’autre, c'est seulement quatre mois après la fracture que le blessé constate l’impossibilité d'étendre le pouce.

M. Stapelmohr, en 1921, écrit avoir trouvé dans la littérature médicale huit cas de ruptures du tendon du long extenseur du pouce. Il en publie luimême deux cas personnels, où le traumatisme ne détermine d’abord aucun trouble fonctionnel, puis quelques semaines après, survient l’impotence fonctionnelle, due à la rupture retardée.

Odermatt rapporte un nouveau cas en 1921.

Axhausen, en 1925, rapporte dix observations venant de la clinique Hildebrand, de Berlin.

De ces dix cas, de rupture tardive du long extenseur du pouce à la suite de fracture de l'extrémité inférieure du radius, six sont inédits, quatre avaient déjà été publiés par Hauck, en 1923.

Depuis, viennent s'ajouter les cas de :

Dittrich, en 1924 (rupture du tendon du long extenseur du pouce, quatre semaines après une fracture transversale de l'extrémité inférieure du radius).

Honigmann, deux cas dont l’un trois semaines après une fracture de l'extrémité inférieure du radius (un cas en 1927). .

Nuboer, Lassen, Lulsdorf, en rapportent six nouveaux cas en 1928.

À. Poersch, dans une étude sur 260 cas de fractures de l'extrémité inférieure du radius a trouvé un cas de rupture du tendon du long extenseur du pouce. Il s'agissait d’une fracture esquilleuse avec fissure longitudinale ; la rupture du tendon ne fut pas provoquée par un fragment osseux, mais ne se produisit que six semaines après l'accident.

H. Coenen (Munster), fait, en 1930, une revue générale des ruptures du long extenseur du pouce compliquant les fractures de l'extrémité inférieure du radius. Il a pu en recueillir vingt et un cas dans l’ensemble de la littérature médicale. Il en publie lui-même un vingt-deuxième.

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