FRÉQUENCE. — NATURE DE LA CICATRICE
L'’amincissement et lies modifications histologiques de la paroi utérine césarisée, constituent parmi les causes favorisantes de la rupture la cause la plus fréquente et aussi la plus importante. Marioton a dressé de ces amincissements le pourcentage suivant :
Pinard M. Phenson Bar Schanta Après 1 césarienne. 48,85 13,33 12,5 Après 2 césariennes 100(1cas) 14,28 NS Après 3 césariennes O(lcas)
En rejetant les cas
PÉUMELS MTS 10,25 13,04 11242
« En résumé, en compiant tous les cas, quelqu'ils
oo
soient, où la paroi utérine présentait une zone plus mince, nous trouvons une proportion de 18,18 % ; mais si nous ne retenons que les cas où il y avait un amincissement réel, notre proportion s’abaisse à 9,52 % » (Marioton).
Van Leuven donne une proportion globale de . 17 %. Les cinq cas cités par Marioton se répartissent
ainsi :
Après 1 césarienne, 2 cas d’amincissement sur 15, soit 1%39-%.
Après 2 césariennes, 2 cas d’amincissement sur 6, soit
Après 3 césariennes, { cas d’amincissement sur lÎ.
La thèse de Morand rapporte quelques statistiques:
Brindeau : 7 opérations répétées sur 6 femmes
(1908), amincissement notable : 0.
Pinard (1909) : 8 opérations répétées sur 7 femmes : 2 amincissements notables ; 1 rupture com-
plète ; 1 rupture sous-péritonéale.
Véron (Rennes) : 4 opérations répétées sur 4 femmes ; amincissement : 3 fois sur 4.
Tres rarement cet amincissement est assez net
; AE pour être perçu à.travers la parot, comme Oui la
démontré.
RE Ÿ hu
Morisson-Lacombe a dressé la statistique suivante pour 41 cas de césarienne :
Pas de renseignements anatomiques . (utérus ayant permis des accouchements ultérieurs par
Ié$:- voies naturelles. 2 RASE ER Re D Crcatrices."DORNES PEN ESS RE TRE 16 Amincissement léger (plus de un centimètre sur
utérus Fettacté) er Re Ter ER RES 8 Amincissement partiel (après résection on a pu
cohser ver LUÉEUSO NE PENP EL REE RAN ERE J
Amincissement notable (moins un centimètre
SUPSULÉTUS: TÉTA CIE) TL ee IN PAC RP RSS er
Le même auteur conclut qu’on peut tout voir « depuis les cas où la cicatrice utérine n'est représentée que par l’accolement de la muqueuse et du péritoine, jusqu'à ceux où la réunion des deux lèvres de la plaie utérine est si complète que la cicatrice invisible à l'œil nu est même difficilement décelable au
microscope » (p. 26).
En France, jusqu'à ces derniers temps, la plupart des accoucheurs suivaient l’opinion de Couvelaire, précisée en 1913, dans son Introduction à la Chirurgie obstétricale », à savoir que la réparation utérine se fait toujours par du tissu conjonctif. Ainsi l'utérus
serait inévitablement taré.
Il est certain que de très nombreuses observations
oo
viennent à l’appui de cette opinion. Le docteur Plauchu (Réunion obstétricale de Lyon, 1911), a vu que sur un utérus trois fois césarisé, les trois cicatrices ont porté, à un demi-centimètre près, à peu près au même niveau. Il en est résulté une zone amincie large d’environ deux centimètres et demi, où le tissu musculaire a été remplacé en grande partie par du tissu fibreux, qui paraît lui-même assez résistant, sauf en un point où la paroi atteint seulement deux à trois millimètres d'épaisseur.
Il faut examiner et l’épaisseur de la cicatrice, et la réparation musculaire, relativement indépendantes. l’une pouvant exister sans l’autre. Planes signale les observations de Boyd, avec cicatrisation absolument parfaite, d'Eliséo Cauton, sans amincissement notable, de Künstner, qui trouva onze fois une cicatrice solide sur douze césariennes ; Boquel, qui a toujours constaté une cicatrice parfaite et difficile à trouver ; de Cougny (Thèse faite sur l'inspiration du Docteur Plauchu, 1916), qui donne huit observations de césariennes itératives : dans six il fut impossible de retrouver avec précision l’ancienne cicatrice.
Le Professeur Charles, de Liége, écrit, in Th. de Vasseur (1908) : J’ai pratiqué dans mon service obstétrical 31 césariennes conservatrices avec la suture de Sänger : 15 femmes une fois, 4 femmes deux fois, une femme trois fois, et une femme cinq fois. Jamais je n’ai eu de rupture ; j’ai vu dans tous les cas la paroi utérine magnifique, aussi forte à l'endroit de l’an-