‹ Contribution à l'étude des Ruptures Utérines après Opération CésarienneChapitre 16 sur 40 · ER T · texte numérisé non relu

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cienne section qu'ailleurs » (8 février 1908). Le Professeur Charles, parlant de la statistique de Van Leuwen, pense qu'il faut attribuer cet insuccès de 17 % à un défaut de technique opératoire et à l'infection. Baker-Spalding classe ainsi, d’après l’étude histologique de quatre pièces, les différents stades de répa-

ration qu’on peut rencontrer suivant les cas : 1° Cicatrisation complètement fibreuse ;

2° Cicatrice d'apparence musculaire avec seule- * ment « de légers dépôts fibrineux et une légère dépression de la muqueuse ».

3° Cicatrice musculaire mais amincie.

Dès 1909, notamment les Professeurs Potocki et Branca signalèrent d'après un examen histologique de cicatrice, la possibilité d’une « restitutio ad integrum )».

Mason et Williams admettent aussi la régénération musculaire, d’après des expériences sur des utérus de chienne.

Faugère rapporte le cas d’une femme rachitique césarisée en 1914, avec suture au catgut et suites opératoires bonnes, et qui subit, en 1920, une hystérectomie subtotale pour salpyngo-ovarite double. Son rapport déclare : « Il est impossible de dire à l’examen microscopique que le muscle utérin a été sectionné et, connaissant même cette section, en quel point elle a été pratiquée. »

Audebert écrit que l'examen d’une cicatrice post-césarienne montra « au fort grossissement... la cou-

LES SNEE

che musculaire est composée, au niveau de la cicatrice, de fibres musculaires, de vaisseaux et de quelques travées conjonctives dont l’aspect et l’orientation ne se distinguent en rien de ceux des travées normales. » Le Professeur Tourneux (in Th. Boudreau), avait ajouté : QC Ici donc on peut affirmer la réparation musculaire ».

Bernard et Vayssière ,in T'h. Planes), ont présenté l'observation d’une cicatrice d’utérus de VII pare, ayant subi une césarienne pour le quatrième accouchement : « Microscopiquement, dans le muscle utérin, en allant de dehors en dedans, malgré les diverses colorations, on perd la trace de la cicatrice, le tissu musculaire à ce niveau, ne diffère en rien des régions voisines ».

En somme, il semble bien que, quoique rare, la cicatrice musculaire puisse exister. Mais la statistique la plus récente (Faugère) ne donnerait que 6 "® de cicatrices musculaires, si bien que les paroles du Professeur Couvelaire restent vraies pour la grande majorité

des cas.

INFLUENCE DE L'AMINCISSEMENT ET DES MODIFICATIONS HISTOLOGIQUES DE LA CICATRICE SUR LA PRODUCTION DES RUPTURES UTÉRINES.

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