CONCLUSIONS
I — La rupture utérine doit être beaucoup plus fréquente si l’on n’envisage que les cas d’accouchements spontanés ou provoqués chez les femmes ayant subi antérieurement la césarienne.
Dans l’ensemble des cas publiés, elle s’observe dans une proportion d'environ 3 à 4 %. Elle est observée beaucoup plus souvent au cours du travail qu’au cours de la grossesse.
IL. — Le matériel de suture employé, catgut ou soie, a peut-être une certaine importance. Dans les quatrecinquième environ des cas de rupture, la suture fut faite au catgut. Cette statistique n’est cependant pas convaincante, car il y a beaucoup plus de césariennes suturées avec le catgut qu'avec la sote.
III. — La cause prédominante de l’amincissement de la cicatrice paraît être l'infection locale. L'insertion du placenta joue aussi un rôle important.
IV. — Presque toujours les symptômes sont tels que le diagnostic s'impose. Quelquefois cependant (20 % des cas environ), les signes sont très discrets ou même assez insignifiants pour qu’on ne puisse porter rapidement le diagnostic de rupture.