CRÉENT DER
Pie, — Revêtement formé d'hyphes étroites, incolores, couchées, d’où émergent de nombreuses cystides fasciculées, assez longues, cylindracées pour la plupart, mais s’élargissant graduellement vers la partie supérieure, souvent assez fortement renflées, arrondies, au sommet; contenu granuleux, peu dense, vacuolaire, (65)-70-90-(105) x (6-7)-8-11,5-(12,5) y. Laticifères peu nombreux. ;
LAMELLES. — Arête homomorphe; sous-hyménium moyÿennement épais; médiostrate vésiculeux, à sphérocystes lâchement assemblées, laticifères peu abondants et peu développés, de petite taille. Basides nombreuses, larges, à contenu granuleux, (32,5)-37-45-(30) x 10-11,5-(12,5) u. Cystides faciales, peu nombreuses, éparses, peu saillantes, fusoïdes, souvent ventrues vers la moitié supérieure, fortement rétrécies à la base, et aussi (pour certaines) brusquement amincies au sommet, appendiculées, ou subappendiculées, plus rarement obtuses; granulations éparses, (47)-60-90-(97) x 9-9,5- 147572;
SPpoREs. — Spores (?) jaune ocré en tas, subglobuleuses; verrues peu saillantes, sur l’épispore. Dans une même sporée, certaines spores présentent de petites verrues, très proches, et reliées entre elles par de fines anastomoses (spores verruqueuses caténulées); d’autres, plus fréquentes, possèdent des verrues plus grosses, plus allongées, qui, juxtaposées, forment de petites crêtes (spores verruqueuses crêtées), (7)-8-9- (9,3) x 6-8.
Caractères chimiques.
a) MACROSCOPIQUES :
Acétate de benzidine : coloration bleu de Prusse, ternissant, sur la chair, le pied et les lamelles.
Eau phéniquée : coloration roussâtre.
Réactif sulfoformolique : teinte brunâtre, pâle.
(2) L’ornementation des spores, observée par nous, correspond bien à celle qui est représentée par M. et Mme Moreau [31], pl. I, fig. a et c en particulier.
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b) MICROSCOPIQUES :
Réaclif sulfjoformolique : brunissement des cystides du chapeau, du pied, des lamelles.
Habitat.
Bois de pins; sols siliceux; octobre; abondante. - (En général, la couleur des chapeaux est rouge purpurin, mêlé, au centre, de jaune d’ocre et de verdâtre.)
Croît, en compagnie de -Russula crythropoda Peltereau et de Russula sardonia Fr.
Remarques.
Nous avons comparé les résultats de nos observations à ceux fournis par M. R. Maire, pour la même espèce dans son travail, cité plus haut; nous n’avons noté que fort peu de variations, Nos échantillons présentent d'assez abondantes cystides sur le chapeau; ceux de M. Maire n’en offraient que « d'assez rares ». Les cystides des lamelles examinées sont pour la plupart ventrues, longuement et fortement rétrécies à la base; celles qui ont été vues par M. R. Maire sont plus régulièrement fusoïdes.
Russula Romelli R. Maire, comparée aux espèces âcres (R. sardonia Fr. et R. albocitrina Barbier) et même à R. erytrypoda Peltereau, présente des laticifères beaucoup plus rares et moins développés, surtout dans le médiostrate des lamelles; les cystides sont de taille moins grande dans l’erisemble, celles des lamelles beaucoup moins nombreuses surtout.
Enfin, la présence de cystides dans le revêtement du chapeau sépare nettement ÆÀ. Romelli R. Maire de R. Turci Bres., dont l’épicutis est acystidié. Macroscopiquement, R. Romelli R. Maire et R. Turci Bres. peuvent être confondues, bien que cette dernière, entre autres caractères, présente le revêtement du chapeau velouté, pulvérulent, par
temps sec.
RUSSULA CYANOXANTHA FRIES ex-SCHAEFFER
e Caractères macroscopiques (1).
Examen de spécimens de grande taille (chapeaux de 10- 19 CDL)e
Chapeau nuancé de vert et de rosé lilacin, un peu déprimé au centre; revêtement finement ridé, séparable; marge lisse; chair blanche, rosée sous la cuticule, épaisse, compacte, à saveur douce, inodore. Lamelles grasses au toucher, très blanches, épaisses, larges (1 cm. environ), adnées, droites, peu anastomosées, entremêlées de quelques courtes lamellules, peu fragiles. Pied pruineux, blanc, ridé, épais, élastique à la pression.
(1) Cf. A Maublanc, Les Champignons comestibles et vénéneux, t. II, diagnose et fig. p. 113, 1927.
Autour de Rusyula cyanoxantha (Fr. ex-Schaeff.) se groupent un certain nombre d'espèces voisines. Ce sont
R. heterophylla Fr., décrite et figurée par Konrad et Maublanc, Icones Select, Fung, fase, 3, p. 353, mars 1927 : chapeau vert dès le début, uni; chair non purpurine sous le revêtement et lamelles plus serrées, étroites, minces, décurrentes; spores blanches en tas.
R. vesca (Bresadola), chapeau rose incarnat, spores blanches.
R. depallens (Fr. ex-Persoon), Icones Select. Fung., p. 354 : chapeau gris vineux, décolorant; spores blanches.
R. vesca (Fr. non Bres.), chapeau lilacin; spores crème pâle en tas.
R. aeruginea (Lindl.) : :R. graminicolor Quélet, fragile, chapeau vert dès le début; lamelles jaunâtres; saveur un peu âcre (pins et bouleaux).
1/97", Vel
Caractères microscopiques (Planche V, fig. 2.)
Cnaprau, — Couche externe du revêtement gélifiée, parsemée de nombreuses cystides, longues, mais remarquablement grêles, cylindriques, arrondies, ou faiblement renflées au sommet, à contenu granuleux, 70-95-1430) x 3,5-4,5 n.
Couche interne formée d'hyphes allongées et étroites, couchées, avec quelques laticifères.
Pie. — Revêtement, formé d’hyphes allongées, couchées et minces, surmontées de nombreuses cystides fasciculées, longues, cylindriques, très étroites, arrondies ou rétrécies, obtuses (quelquefois presque pointues), au sommet; contenu granuleux et vacuolaire (80)-90-100-(123) x 3,5-4,5 y.
Laticifères peu développés.
LAMELLES. — Arête, homomorphe; sous-hyménium épais; médiostrate épais, compact, nettement vésiculeux (présentant aussi des filaments), avec des laticifères. Basides nombreuses, contenant souvent de grosses gouttelettes, (39,5)-45- 50-(53,5) x (8)-9-10,5-(114,5) y.
Cystides faciales peu abondantes, éparses, peu saillantes, fusoïdes, longuement rétrécies vers la base; amincies, pointues, au sommet; contenu granuleux, (70)-75:85-(90) x 8- 9,5-(10) y. «
SPORES (2). — Spores d’un blanc pur, vues en masse; subglobuleuses; verrues de taille moyenne, mais irrégulière, basses, peu saillantes (elles rappellent sur ce point celles de R. nigricans et.R. densifolia), éparses, prolongées souvent, par de fines anastomoses : {ype verruqueux, anastomosé, Parfois, les anastomoses se font rares, c’est une évolution vers le type verruqueux, (6,5)-7-8-(9) x 6-8 y.
(2) M. et Mme Moreau considèrent que ces spores font le passage entre les spores du type verruqueux et celles du type verruqueux anastomosé, ce dernier étant Je plus fréquent. Le type verruqueux anastomosé prédomine, en eftet, dans les spores de nos échantillons.
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| Caractères chimiques.
a) MACROSCOPIQUES :
Acétate de benzidine : teinte bleu de Prusse sur la chair
et les lamelles.
Eau phéniquée : coloration roussâtre rosée.
b) MiCROSCOPIQUES :
Réactif sulfoformolique : brunissement des cystides des lamelles et du pied. R
Habitat.
Lisières des bois de châtaigniers; sols siliceux; novembre.
Remarques.
M. R. Maire [20] signale que le médiostrate de Russula cyanoxantha est filamenteux; il est vésiculeux, épais et compact dans nos échantillons. Massee (1892) a fait remarquer que les cystides des lamelles de R. cyanoxantha Fr. étaient habituellement très saillantes: celles de nos échantillons étaient peu saillantes et peu nombreuses.
Les dermatocystides que nous avons vues étaient très étroites : 3,5-4,5 uw; celles des R. sardonia Fr., R. albocitrina Barbier, R. Romelli R. Maire, R. erythropoda Peltereau, mesuraient couramment 6-8 x et même parfois 12-13 y (cystides du pied de Russula erythropoda Pelt.).
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RUSSULA DENSIFOLIA (Secnerax) GILLET,
Caractères macroscopiques (1).
Voici une brève description des échantillons recueillis
Chapeau blanc sale, vite bistré, terre d'ombre, déprimé au centre, à bords relevés, agglutinant, brillant, par temps humide (5-7 cm.).
Chair compacte, blanche, devenant lentement à l'air, rose sale, puis noire. Odeur, saveur, peu accentuées.
Feuillets très serrés, minces, étroits (4-5 mm.), rigides (entremêlés de longues lamellules inégales), droits, peu anastomosés à la base; arête lisse. ;
Pied court, dur, prumeux et blanc, brunissant.
Caractères microscopiques (Planche VI, fig. 4).
CHapeau. — Couche externe du revêtement gélifiée, sans cystides, présentant seulement d'étroites cellules filamenteuses, pigmentées de brun.
Couche interne, mince, peu différenciée, formée d’hyphes incolores, couchées, étroites. Laticifères peu abondants.
Chair du chapeau riche en filaments.
Pin. — Revêtement assez épais, formé d’hyphes allonoées, couchées, étroites, incolores, surmontées de très nombreuses cystides @), souvent globuleuses, ventrues, largement obtuses au sommet, parfois fusoïdes, rétrécies, de la
@) Cf. Konrad et Maublanc, Icones selectae fungorum, fase. Il, pl. et diagnose p. 342, mars 1926. j (2) Les échantillons jeunes présentaient des cystides plus abondantes
que les exemplaires âgés.