‹ Contribution à l'étude des RussulacéesChapitre 20 sur 44 · PES · texte numérisé non relu

PES

Couche interne, formée d’hyphes allongées et étroites, avec des laticifères assez nombreux, en connexion variable avec les dermatocystides.

Pæp. — Revêtement, formé d’hyphes, longues, minces, incolores, couchées, d’où émergent d’abondantes cystides, fasciculées, cylindracées, longues, plus larges que celles du chapeau, assez souvent rétrécies, obtuses, au sommet, 90-160-(210) x (7)-8-11,5-(13) v. Lacticifères sous-jacents bien développés.

LAMELLES. — Arête, homomorphe; sous-hyménium étroit; médiostrate vésiculeux, assez compact, avec de nombreux laticifères qui envoient des prolongements dans le soushyménium.

Basides, peu abondantes (à l’endroit où les cystides sont très nombreuses), claviformes, longues, 40-50-(65) x 9-11,5- (43) p, stérigmates assez longs (6-8 u). Cystides faciales très abondantes, fusoïdes, saïllantes, amincies, pointues, ou largement obtuses au sommet; plus rarement appendiculées, parfois en connexion évidente avec les laticifères du soushyménium; contenu granuleux; (75)-90-110-(140) x (9,3)-

.10,5-13-(8,5) v, de grande taille. |

SPORES (?), — Spores crème ocré, vues en masse; subglobuleuses; verrues, de taille inégale, mais souvent fortes, saillantes; quelques-unes réunies par de fines anastomoses.

Spores verruqueuses anastomosées, 8-10 x (7)-8-9 n.

Caractères chimiques.

a) MACROSCOPIQUES :

Acélate de benzidine : coloration bleu de Prusse, mêlée plus ou moins de rôse vineux, sur la chair, le pied et les lamelles.

Eau phéniquée : coloration rosé roussâtre.

(2) Ces spores, comparées à celles dessinées par M. et Mme Moreau [31]. pl. I, fig. 8 a, nous ont montré une ornementation identique, mais les verrues nous ont semblé, pour la plupart, plus volumineuses,

US

Sulfate de fer T (solution aqueuse à 10 %) : teinte vert olivacé.

Eau anilinée : coloration rouge brique.

Réactif suljovanillique : coloration bleu gris, surtout sur

la surface du pied et des lamelles. Réactif sulfoformolique : teinte brunâtre sur la chair.

b) MiCROSCOPIQUES :

Réactif suljoformolique : brunissement des cystides du cha-

peau, du pied, des lamelles (surtout).

Habitat.

Bois de pins; sols siliceux; octobre-novembre; abondante.

Remarques.

Les cystides, très nombreuses, sont-de grande taille: elles atteignent 210-220 « (dermatocystides) et 140 x (cystides des lamelles).

Les cystides du chapeau, cylindriques, sont arrondies au sommet (généralement rétrécies, obtuses, ou appendiculées, dans R. sardonia Fr. et R. albocitrina Barbier). Les cystides du pied, souvent rétrécies, obtuses, à l'extrémité, sont larges S-11,5 et même 13 & |6-7-(9,5) dans R. sardonia Fr.; 7-8- (8,5) dans À. albocitrina Barbier |.

Par l'abondance et la taillé des laticifères du médiostrate et du sous-hyménium, et des cystides des lamelles, les échantillons de Russula xerampelina Fr., var. erythropoda (Pel- Lereau) R. Maire, examinés, rappellent les espèces âcres, telles que R. sardonia Fr. et R. albocitrina Barbier, qui croissent également dans les mêmes bois de-pins, siliceux.

Il serait intéressant de comparer au point de vue anatomique lès autres formes de R. xerampelina Fr. et, en particulier, celle des bois de chênes sur terrains calcaires secs (@),

(8) Figurée par Melzer et Zvara, Bull. Soc. mycol. France, t. XLIIL, pl. XI, fig. a et b, 1927.

RUSSULA ROMELLI R. MAIRE

—R. integra QuéLer, et auct. plur. pro parte, non FRiss.

Caractères macroscopiques(!).

Examen de la forme à chapeau rouge purpurin, avec le centre jaunâtre ocracé, déprimé, de taille moyenne (5 cm.); marge arrondie, plus ou moins cannelée, striée; revêtement lisse, séparable, visqueux (surtout par l’humidité); chair fragile, blanche, spongieuse; saveur douce, odeur faible; lamelles d’abord crème pâle, se poudrant ensuite de spores ocre jaune (ce qui est très visible); pied mou, fortement ridé, prui-

neux, blanc.

Caractères microscopiques (Planche IV).

Crapeau. — Couche externe du revêtement gélifiée, parsemée d'assez nombreuses cystides, longues et grêles, cylindracées, souvent arrondies, et même renflées (rarement rétrécies, obtuses), au sommet, à contenu granuleux, formant parfois de fausses cloisons, et vacuolaire, (68)-80-105-(140) x (4,5)- 6-7-(8) y.

Couche interne, formée d’hyphes couchées, étroites, incolores, avec peu de laticifères.

(1) Espèce étudiée et: décrite par M. R. Maire [20], qui a nommé l'espèce

figurée par M. A. Maublanc [22].

Nos échantillons répondent bien aux descriptions et aux figures de ces

auteurs.

Page 1