‹ Contribution à l'étude des RussulacéesChapitre 32 sur 44 · MARS RE · texte numérisé non relu

MARS RE

\ Caractères microscopiques (Planche XI, fig. 2).

Cuaprau. — Revêtement, épais, sans cystides ni poils; couche externe très fortement gélifiée, formée de filaments minces (1,5-4 x de diamètre); couche interne peu délimitée, présentant des cellules cylindracées, allongées, couchées, incolores, plus larges (5-9 4), établissant la transition avec la chair du chapeau.

Laticifères sous-jacents peu abondants et peu développés.

Pien. — Revêtement, sans cystides, glabre, très fortement célifié, formé d’hyphes filamenteuses, couchées, incolores, étroites (2-5 y). |

Laticifères peu abondants.

LAMELLES, — Arête homomorphe; sous-hyménium, étroit, . l'AMEUX ; médiostrate filamenteux, muni de quelques laticifères (assez rares), plus ou moins ramifiés dans le sous-hyménium. s

Basides nombreuses, larges, (32,5)-40-46,5 x (9)-10-12- (13) |

Cystides assez abondantes, souvent étroitement fusoïdes, saillantes par leur long col effilé et mince (ex. : 4,5 u), pointues au sommet ou finement appendiculées ; contenu granuleux; (65)-75-90-(109,5) x (8)-10-11,5-(43) nv.

SPoREs. — Spores blanc crème, vues en masse, subglobuleuses; verrues très saillantes sur l'épispore, peu nombreuses, parfois isolées, prolongées en de fortes mais courtes crêtes, plus souvent reliées entre elles, formant des crêtes développées, (il existe aussi quelques fines anastomoses) spores verruqueuses crêtées; 8-12 x 7-9 nu.

Caractères chimiques macroscopiques.

Acélate de benzidine : coloration bleu de Prusse sur les revêtements du chapeau, du pied et sur les lamelles; violet foncé sur la chair. |

Réactif suljoformolique : ne colore pas le latex en brun.

RAT ETS COM

Habitat.

Lisières de bois de châtaigniers; terrains siliceux; octobre; pas abondant.

Remarques.

1° Les revêtements du chapeau et du pied sont très fortement gélifiés et glabres.

(Lactarius uvidus Fries est un bon exemple de lactaire appartenant au groupe des « glutinosi » de Quélet.)

La gélfication n’est pas également développée dans les différentes espèces de cette section : d’après nos observa-

tions, nous répartissons dans l’ordre suivant : Lactarius tor-

minosus Fr. ex-Shaeïfer (gélification peu distincte); Lactarius deliciosus Fr. ex-Linné (gélification bien marquée); Lactarius controversus Fr. ex-Persoon et Lactarius uvidus Fries (gélification très accentuée).

2° Les cystides des lamelles, assez grandes, font saillie par leur extrémité libre effilée et pointue; par ce dernier caractère, elles rappellent un peu celles de Lactarius lactiflavus Cost. et Duf.

3° Les spores sont remarquables par leurs verrues, ou crè- Les très saillantes, de forte taille, beaucoup plus développées que celles des autres Lactaires que nous avons étudiés. Les crêtes, assez courtes parfois, sont épaissies; la taille des spores est assez grande (8-12 y en longueur).

4° Enfin, Le latex ne donne pas de réaction colorée sous l'influence du réactif sulfoformolique.

Groupe pes VELUTINI QUELET.

LACTARIUS VELLEREUS FRIES

Var. Velutinus (BerTiLLoN). R. MAIRE.

Caractères macroscopiques des spécimens recueillis (1).

Chapeau de 9-12 cm., en entonnoir, fortement incurvé à la. marge, à revêtement sec, non séparable, velouté, blanc ou blanc crème.

Chair blanche, épaisse, compacte, âcre, à odeur faible.

Lait blanc, d’abord doux, finalement un peu âcre.

Lamelles décurrentes, minces et cassantes @), étroites (6 mm. au plus en largeur), assez serrées, nombreuses, droites, peu anastomosées près du pied, davantage vers la marge du chapeau (où quelques lamellules courtes sont réunies aux lamelles), lisses sur l’arête, blanchâtre à crème verdoyant.

Pied épais (1,5-2 cm.), court, velouté, présentant çà et là

quelques fossettes; blanc.

Caractères microscopiques (Planche XIT, fig. 4).

CHapeau. — Revêtement &) non gélifié, formé de plusieurs rangées de cellules globuleuses, assez petites (ex. : 8-12 » de diamètre), sur lesquelles se dressent de très nombreux poiis

(1) Cette variété se distingue de Lactarius vellereus type par ses lamelles plus serrées, plus rarement anastomosées près du pied, et aussi par son lait d'abord doux, un peu âcre à la fin.

(2) Ce caractère est expliqué par la structure vésiculeuse du médiostrate.

(3) Nous n’avons pas remarqué la présence de cystides sur les revêtements du chapeau et du pied,

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