‹ Contribution à l'Étude des Salpingites chez les ViergesChapitre 16 sur 19 · Le) Ï 71 re paux éléments · texte numérisé non relu

Le) Ï 71 re paux éléments

Il ne faut pas oublier que nous avons affaire à des

cependant, nous 4llons essayer d’en indiquer les princi-

vierges, donc il faudra d’abord faire le diagnostic de la virginité, Pour cela, le médecin se basera sur les carac-

tères habituels ; il n’y à pas lieu de les décrire ici, c’est

en dehors de notre sujet.

Fnsuite viendra le diagnostic de l’affection en face de laquelle Je médecin se trouve en présence. Nous allons diseuter d’abord le diagnostic de cette forme de salpingite d’âvec les autres formes dé salpingite chez les vierges, puis d’avec les autres inflammations du bassin de la fem.

- ne, enfin des tumeurs qui peuvent prêter à un malentendu.

1° Diagnostic entre les différentes salpingites :

# ” À, Pyosalpinx luberculeux. — Ta tuberculose pourra être écartée grâce à l’état antérieur du sujet, à ses antécodents héréditaires et personnels, La bilatéralité des

Les

lésions, les phénomènes réactionnels violents — dans certains cas l'étude des pertes blanches —, la marche de la fièvre nous permettront d’éloigner ce diagnostic, d’autant plus qu’un utérus gros nous mettra sur la voie d’une

infection d’origine externe.

B. C'olibacillose. — Cette dernière ne pourra guère être envisagée que si la malade a eu une crise antérieure d’appendicite. Si ce commémoratif manque, nous serons en droit de penser que nous n’avons pas à nous arrêter à cette hypothèse. L’absence de pertes blanches (puisque l’infection vient du milieu intérieur infecté), doit être la règle dans une affection d’origine appendiculaire. Donc, si nous en avons, nous écarterons ce diagnostic. L’utérus gros nous montrera d’où est venu le microbe : parfois c’est lui qui sera un des principaux signes, (Cas où la virulence du microbe n’est exaltée que dans la trompe.)

C. Gonococcie. — Le gonocoque sera écarté comme cause de la salpingite que nous étudions grâce aux commémoratifs : absence de vulvite, de vaginite, de métrite. Nous pouvons bien avoir aussi des pertes blanches (observations IT et TITI de M. Bégouin), mais elles ne présentent pas les caractères des pertes d’origine gonococcique. De plus, elles ne s’accompagnent pas des douleurs habituelles de la gonorrhée vaginale, cervicale ou corporéale, Enfin, dans le pus on ne pourra Jamais mettre en évidence les gonocoques soit par les colorations, soit par les cultures, Le diagnostie est encore plus facile quand nous avons affaire à une salpingite avec pyosalpinx d’emlblée (observation de M. le professeur de Rouville). Lei l'absence de pertes nous fait éliminer facilement le gonocoque,

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Diagnostic d'avec les inflamymations du bassin

À cause de la vivacité du début de l’infection et de l’importance des réactions. inflammatoires, nous avons vu le diagnostic hésiter entre une appendicite, une pelvi-péritonite et une entérite. Cette dernière n’est pas, à proprement parler, une inflammation du bassin, mais son allure clinique et ses causes l& rapprochent de ces affections, aussi nous joindrons son étude à celle de ces dernières.

À. Appendicite. — En faveur de l’appendicite, plaideront le début plus brusque et plus france, l’hyperesthésie cutanée, la douleur plus violente au point de Mac Burney, l’arrêt des matières, la fièvre élevée, et l’état général du malade qui est plus mauvais que dans le pyosalpinx que nous étudions. Nous pencherons pour ce dernier si, au contraire, nous trouvons une tumeur bilatérale, un utérus gros avec ou sans pertes blanches, l'absence de douleurs violentes au moindre attouchement dans la fosse iliaque droite. Mais la bilatéralité des lésions que nous avons citée en première ligne, est un des signes qui fixeront le mieux le diagnostic.

B. Pelvi-périlonite, — Une pelvi-péritonite ne vient pas sans raison, il faudra faire d’abord le diagnostic causal. Toutes les fois que l’en rencontrera chez une malade des symptômes qui permettent de porter un diagnostic de pelvi-péritonite et que l’on en connaîtra l’origine, on pourra écarter l’idée d’une salpingite. — A moins que cette sakpinvite ne soit véritablement la cause de cette pelvi-péritonite, On reconnaîtra cette dernière à ses caractères habituels (température élevée, pouls fréquent et petit, ballon-

mi pure

nement du ventre, vomissements, arrêt des matières et des gaz, facies péritonéal). Le cortège symptomatique du pyosalpinx est bien moins tragique. De plus, le palper et le toucher, au lieu de ne nous donner que la sensation d’un gâteau d’empâtement, nous révèlera l’existence de lésions bilatérales et facilement délimitables.

CO. Entérite. — L'’entérite se distinguera, elle aussi, par les phénomènes qui l’accompagnent. C’est rarement la première attaque. Les commémoratifs nous mettront sur la voie du diagnostic et le toucher lèvera tous les doutes : il est inutile d’insister.

Cependant, nous tenons à faire remarquer que nous pouvons très bien avoir des phénomènes de pelvi-péritonite et d’entérite concomitants avec ceux du pyosalpinx (observation IT de M. Bégouin). Il sera plus délicat alors de faire le diagnostic, car on est tout d’abord frappé par les symptômes péritonéaux et intestinaux. Dans ce cas, le diagnostic comprend trois étapes successives : 1° le diagnostie de pelviipéritonite ou d’entérite ; 2° diagnostic causal de salpingite ; 3° diagnostic différentiel de la forme de salpingite qui est en cause. Nous avons déjà indiqué les éléments de ces différents diagnosties.

Diagnostic d'avec les tumeurs

C’est un diagnostic assez rare à faire, car il s’agit de vierge, et les tumeurs sont le triste privilège des gens d’un certain âge.

Cependant, il est utile a en fixer rapidement les bases, étant donné d’abord qu'il peut exister des tumeurs chez les jeunes et que la virginité peut se rencontrer à tout âge, du moins théoriquement,

Les tumeurs qui peuvent faire hésiter le diagnostic et même l’égarer (observation ITT de M. Bégouin) sont le kyste dermoïde tordu sur son pédicule et le néoplasme de l’ovaire (souvent bilatéral). Un fibrome développé dans le ligament large pourrait aussi induire le médecin en erreur. On les différencie d’un pyosalpinx par les pertes blanches primitives, l’allure inflammatoire des réactions, le bon état antérieur du sujet, la bilatéralité des lésions, l’augmentation du volume de l’utérus par des lésions de métrite, l’absence de ménorrhagies et de métrorrhagies, la dysménorrhée étant au contraire un signe assez fréquent.

La marche du développement de la tumeur qui, si elle apparaît vite, cesse ragidement de $’accroître. Telles sont les diverses raisons qui plaïderont en faveur d’une salpingite chez une vierge et le diagnostic se basera sur leur existence pour repousser l’hypothèse d’une tumeur.

Avant de terminer ce chapitre, nous tenons à dire que le diagnostic est loin d’être aussi simple que l’exposé que nous venons de faire pourrait le laisser suxposer. Le plus souvent il est très difficile à cause des infections surajoutées. C’est ainsi que dans l’observation IT de M. Bégouin, nous avons en même temps un appendice malade. Dès lors, il est bien délicat de se prononcer d’une facon ferme. Nous croyons toutefois, que si l’on y pensait plus souvent, on pourrait porter le diagnostic de pyosalpinx avec plus de certitude. Mais c'était une hypothèse que les médecins écartaient jusqu'ici, puisque l’existence de cette forme était inconnue. <

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