‹ Contribution à l'Étude des Salpingites chez les ViergesChapitre 15 sur 19 · CHAPITRE Vi SYMPTOMATOLOGIE · texte numérisé non relu

CHAPITRE Vi SYMPTOMATOLOGIE

Nous n’avons pas la prétention de faire ici une étude complète des symptômes de cette forme de salpingite. Nous pensons qu'il est inutile de reprendre un à un tous les symptômes signalés en commençant par les commé- ‘moratifs, en continuant par le palper et en finissant par le toucher.

Notre but est plus simple : nous voulons mettre en lumière les symptômes qui caractérisent cette salpingite, et essayer de montrer dans quel ordre et de quelle façon ils apparaissent.

Nous distinguerons deux aspects cliniques de cette salpingite suivant que les microbes sont devenus virulents avant d'atteindre la trompe, ou bien que cette transformation en microbes pathogènes n’a eu lieu que dans la trompe. Cette division est toute naturelle, étant donnée la pathogénie de la maladie et deux formes cliniques distinctes en sont la conséquence,

1° Microbes devenus pathogènes avant d'arriver à la trompe. — Suivant le lieu où se fera l’exaltation de la virulence, nous aurons d’abord des signes de vaginite ou des signes de métrite. (Observations IE et III de M. Bégouin). À cause de la réaction de défense des organes contre lPenvahissement microbien et contre les toxines sécrétées

par l’agent pathogène, nous aurons des pertes blanches. Dans ce cas, les pertes blanches précèdent l'établissement du mierobe dans les trompes. Les métrites des vierges sont très communes, et nous ne les rappelons que pour donner plus de force à notre raisonnement, L’enyahissement de la trompe est loin de se produire toujours, mais quand il se produit, la salpingite est immédiatement constituée, puisque nous avons affaire à un microbe virulent et non à un microbe parasite. Rapidement cette salpingite devient un pyosalpinx : nous avons vu déjà sous quelles influences, et nous étudions plus loin ce pyosalpinx au point de vue de sa symptomatologie.

2° Les microbes deviennent pathogènes seulement dans la trompe. — Le microbe qui vivait en parasite à la vulve ct dans le vagin, remonte le long des voies génitales et s’y conduit toujours en parasite. C’est-à-dire qu'aucune réaction apparente ne permet à la patiente de s’apercevoir du progrès que fait ie microbe. | |

A l’examen des pièces enlevées par l’opérateur, on retrouvera bien des lésions de métrite banale, mais elle ne se traduira pas à l’extérieur par des pertes blanches (observation de M. le professeur de Rouville). Les pertes blanches ne pourront apparaître qu'après l’exaltation de la virulence du mierobe. Maïs nous savons que souvent, dans ce cas, il y à cavité close et par suite, pyosalpinx d’emblée, d’où absence totale de pertes blanches (observation de M. le professeur de Rouville).

Dès que la cavité close se constitue dans la trompe — que le microbe soit pathogène avant ou après son arrivée dans la trompe — le pyosalpinx se forme, er avec lui éclatent des sympitômes assez caractéristiques.

C’est d’abord la brusquerie du début : une malade qui

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avait peu ou pas de douleurs, suivant le cas, ressent de violentes douleurs lombaires. Parfois le début, plus violent encore, en imposé pour une pelvi-péritonite ou une appendicite, où un kyste tordu sur son pédicule. Nous sommes loin, et c’est ce que nous voulons faire remarquer, de l’évolution habituelle des salpingites soit par er1ses aiguës sudcessives, soit par une marche insidieusement progressive. La salpingite que nous décrivpns, des qu’elle est arrivée au pyosalpinx, demande à être opérée.

La malade à un véritable abcès chaud dans ses trompes, et elle ne retrouvera sa santé première que par l’ouverture de l’abcès par la colpotomie (cas de M. le professeur Pozzi), ou encore mieux, par la castration utéro-annexielle.

Telles étaient les remarques que nous tenions à faire au sujet de la symptomatologie de cette salpingite. Quant aux symptômes.dont nous n’avons pas parlé, nous ne devons pas cacher qu'ils sont très importants, mais ils sont aussi communs aux autres salpingites, et nous avons pensé que ce serait faire de la besogne inutile. que de tes recopier sans profit sur cette thèse.

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