Estlander Etude clinique des sarcomes du maæillaire SUpé
rieur. Revue de médecine et de chirurgie, 1879, t, III p. 380.
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DER l'individu en question est un ouvrier, itse préoccupe généralement fort peu de ses névralgies dentaires qui sont d’ailleurs habituellement très supportables. Si au contraire le malade appartient à la classe aisée il court vite chez le dentiste, qui constatant que les dents incriminées sont en très bon état, se borne généralement à prescrire un badigeonnage avec un collutoire quelconque.
Cependant le malade revient au bout de quelques jours et se plaint de toujours souffrir. Alors le dentiste, souvent pressé par les exhortations de son client, se décide à arracher une première molaire, puis quelques jours après une seconde, et quelquefois une troisième, touj,urs | sans résultat, Gependant l’arcade alvéolaire ne tarde pas à se tuméfier, et alors dit Estlander, si le dentiste est inexpérimenté il croit avoir affaire à une périostite alvéolodentaire, et continue à appliquer un traitement infructueux tandis qu’au contraire s’il sait son métier, il reconnaît vite son erreur et diagnostique une épulis sarcomatéuse. Celle. ci en effet achève de se développer et se présente bientôt avec tous les symptômes que nous lui décrirons tout à l’heure à la période d’état.
Plus rarement, comme le fait remarquer le professeur Le Dentu dans son excellente leçon sur les Pseudo-Polypes des fosses nasales, il s’agit d'un individu qui se présente avec tous les symptômes d’un polype nasal, L’individu en question a des épistaxis fréquentes au moindre effort par l’une des narines qui est habituellement la narine qauche.
Il respire très difficilement par cette narine, et lors-
1 qu'il essaie instinctivement de se débarrasser en se mou-