‹ Contribution à l'étude des sarcomes du maxillaire supérieurChapitre 36 sur 43 · TES · texte numérisé non relu

TES

OBSERVATION XVII (Estlander, loc. cit.).

Ostéo-sarcome du maxillaire supérieur gauche. Résection totale. Survie de 7 mois ;

Maria E..., 39 ans, de Lojmijorlai, s’aperçut de l'existence de sa maladie quelques jours avant le commencement de juillet 1871. A ce moment, elle avail au eu Le la joue gauche, une douleur qui devint bientôt très pénible. Elle entra à l'hôpital le 18 mars 1872 pour un ostéo-sarcome de la mâchoire supérieure gauche et fut opérée le 22 du même mois; elle sortit le 13 avril suivant. La Le se maintint pendant tout l'été ; la malade put même travailler ; mais dès le, commencement de l'automne apparut une récidive qui marcha à grands pas et qui enleva la malade le 14 octobre 1872.

OBSERVATION XVIII (Estlander, Loc. cil.).

Ostéo-sarcome du maxillaire supérieur droit. Résection totale. Survie de 7 mois.

Auguste Frédéric E..., 45 ans, musicien ‘d'A bo, éprouva au printemps de l’année 1872 de vives douleurs de dents du côté droit. On dut lui en enlever successivement cinq. Aussitôt après la joue se tuméfia et devint douloureuse. Il entra à l’hôpital le 9 août 1872; fut opéré le lendemain, et sortit guéri le 4 septembre. Il paraîtrait que la récidive fut rapide, car la mort

arriva le 18 mars 1873.

OBSERVATION XIX (Estlander, Loc, cit.).

Ostéo-sarcome du maxillaire supérieur gauche inopérable.

Erik. L..., paysan de Hansjarvi, remarqua pendant l'été de 1872, que sa narine gauche était déviée, et saignait facilement lorsqu'il travaillait courbé; à la même époque il eut de fré- quents maux de tête. En mai son œil gauche commença à se perdre, etle 26 septembre 1873, il entra à l'hôpital, la tumeur était fortement saillante au dehors; elle avait détruit les téguments de la joue et toute la moitié gauche du nez. Il n’y avait pas lieu de songer à la résection; le malade retourna chez lui et

y mourut le 19 mai 1874.

OBSERVATION XX (Estlander, Loc. cit.).

Ostéo-sarcome du maxillaire supérieur droit inopérable.

Gustaf Fridolf Sœderborg, vingt-sept ans, domestique de Dragsfjærd, attribue l’origine de sa maladie à ce que, dans la nuit du 1+* mai 1873, il aurait couché la joue reposant sur un linge humide.

Depuis lors il a eu des douleurs et des picotements dans cette partie; en même temps le bord de la joue est devenue insensible. Bientôt après, la moitié droite de la face commença à se tuméfier et à rougir ; un peu plus tard sur le conseil d’un médecin d’Abo,il mit des cataplasmes de farine de gruau. A la même époque il devint aveugle de l'œil droit. Il se présente à

l'hôpital le 20 octobre 1873, et on diagnostique un ostéo-sarco-

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Miro

me du maxillaire supérieur droit ; mais il retourne chez lui le

? û même soir,

Jl passe les derniers mois de sa vie sur un fauteuil et il ne cesse de souffrir ni le jour ni la nuit, malgré les piqüres de

morphine.

Il meurt enfin le 21 mars 1874.

OBSERVATION XXI (Estlander, loc. cit.).

Ostéo-sarcome du maxillaire supérieur gauche. Résection totale de cet os et de l'os malaire gauche. Résection partielle du maxillaire supérieur droit. Survie d'un an.

Johan Sindfors, cinquante-et-un ans, paysan de Sainmali, remarqua au commencement de février 1873, que les gencives correspondant aux dernières molaires du côté droit, commençaient à s’altérer, et que celles-ci devenaient plus saillantes

que les autres, Au mois de novembre, la voûte palatine se prit,

et à partir du mois de juillet les dents de la moitié gauche de

la mâchoire supérieure, tombèrent l’une après l’autre.

Au moment dé son entrée à l'hôpital, le 10 mars 1874, on trouve au-dessous de l’angle externe de l'œil gauche, une tumeur noueuse ayant le volume de la moitié d’un œuf de poule; la peau qui la recouvre est d’un rouge hleuâtre, elle lui adhère el est en train de s’ulcérer ; on peut faire passer une aiguille à 2Cupuncture Sur les limites des os de la face. Dans la bouche que l’on ne peut ouvrir que d'une manière incomplète, on trouve toute l’arcade alvéolaire et l’apophyse palatine du maxillaire supérieur gauche lésées ; une large ulcération correspond à l’endroit où se trouvaient auparavant les molaires ;

cetle ulcération s'étend assez profondément dans l’épaisseur:

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de l'os du côté gauche ; une partie de celui du côlé droit est également dégénérée et perméable pour une aiguille à acupuncture ; les dents correspondantes sont mobiles ; la fibromuqueuse palatine est dégénérée; le voile du palais est sain, les deux fosses nasales sont rétrécies en bas par suite de la dégénéresrence des apophyses palatines ; elles sont saines en haut, rien dans les ganglions du cou. Le malade est faible et anémié ; il a de l'œdème des paupières mais on ne peut rien trouver dans les viscères.

Aussitôl après son entrée à l'hôpital le 25 mars, l’opération est faite et conduite de telle façon que les téguments et les parties molles de la joue gauche sont disséqués pour former deux lambeaux ; l’un en avant de la tumeur, nourri par une branche du maxillaire externe ; l’autre en arrière se continuant avec les téguments de la tempe, et cela dans le but d’obturer la perte de substance produite par l'enlèvement de la tumeur et de la peau qui la recouvre. Le maxillaire supérieur et l’os malaire gauche sont réséqués ‘Suivant le procédé habituel ; une incision symétrique à la première est faite à partir de l'angle interne de l'œil, et suivant la limite du nez, jusqu'au bord libre de la lèvre, dont la moilié restante est détachée de la cloison des fosses nasales, de sorte qu'un lambeau triangulaire reste adhérent à l’épine nasale antérieure, On détache ensuite l'aile du nez, on dissèque la muqueuse et les parties molles de la joue jusqu’à l’os au moyen d'une incision qui s'étend de la partie supérieure de l’ouverture pyriforme, au trou sous-orbitaire, et jusqu’au dessous de l’arcade zygomatique ; puis avec la scie à main on enlève dans cette direction un fragment du maxillaire supérieur droit, de telle façon que la plus grande partie du

plaaum fucialis, toute l’arcade alvéolaire, etsa portion palatine

Si.

NS Ra sont détachées de la partie supérieure : où sépare la cloison des fosses nasales avec le ciseau poussé jusqu’au palatin droit dont la moitié interne reste adhérente au vomer, le ciseau ayant été introduit de dedans en dehors et d'avant en arrière, La portion du qe droit persistante, ‘ainsi que l’épine na-

sale postérieure, serviront de point d'appui pour le voile du

- palais. Par suite de la dégénérescence des deux arcades alvéo-

laires, leurs parties postérieures sont adhérentes et comme sou-

. dées aux apophyses ptérygoïdes dont on est obligé de les déta-

cher. Cette circonstance prolongea de 38 minules la durée de

l'opération qui fut passablement sangiante grâce au lambeau

triangulaire resté attaché à l'épine nasale antérieure ; on put ‘ « 2 \ d *

renfermer les ailes du nez el fixer les deux moitiés de la lèvre * VA : 3

supérieure à sa cloison médiane ; la perte de substance de la G joue gaucte est comblée par un lambeau pris dans la région | temporale ; la plaie des tésuments se réunit par première infention et la guérison survint sans accident. Au début il y eut une grande difficulté de la déglutition et l’on dul nourrir le malade avec des aliments liquides ; comme le tissu de cica- trice se rétracta quelque peu, il dut porter un obturateur qui lui rendit de grands services. Cependant il ne pouvais prendre qu’ une nourriture peu consistante.

Il sortit guéri le 49 mai 1874. La récidive réapparut au com

mencement de l'hiver suivant; etil mourut le 26 mars 1875,

OBSERVATION XXII (Estlander Loc. cit.)

Ostéo-sarcome de la mâchoire supérieure gauche inopérable.

Johan, August G... 24 ans, marin de Borgaa, remarqua dans le cours de son dernier voyage à Cadix, dans l'été de 1874, une tuméfaction de la mâchoire supérieure gauche, aisément reconnaissable à la vue.

Il y avait également de la tuméfaction visible du côté de la voûte palatine. Pendant le retour, la tumeur augmenta rapide: ment, et lorsque le 22 octobre 1874 il se présenta à l'hôpital, elle avait envahi tout. l'os, et se prolongeait jusque dans le pharynx qu’elle obturait en partie, il ne restait plus qu'un petit orifice sur le côté droit, de sorte qu'il se plaignailt surtout d’une difficulté “extrême pour avaler. Comme il était inopérable, il retourna chez lui le 25 du même mois et mourut le

30 janvier 1875.

OBSERVATION XXIII (Estlander loc, cit.)

Ostéo-sarcome du maxillaire supérieur droit. Résection totale de cet os suivie d'au moins trois ans sans apparition de récidive.

Johann G. E.…, domestique d’Annola, n'ayant pas d’antécédents héréditaires de cancer, éprouva vers la fin de septemtembre 1874, une douleur aiguë dans la moitié droite de la face ; et bientôt après il se fit enlever deux molaires de ce côté, qui

élaient cariées et qu'il regardait à tort comme la cause de sa

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