W...9J...,55 ans, paysan de Pornaa, éprouva vers le
commencement de l’année 1876, des vertiges et dela pesanteur de tête ; peu après il ressentit de la douleur dans la joue gauche. Bientôt les dernières molaires de ce côté devinrent mobiles, enfin arriva une diplopie très incommode.
A son entrée à l'hôpital le 13 juillet 1876, ilest dans l'état suivant : De corpulence moyenne il est amaigri et a perdu une partie de ses forces. Sur la joue gauche, on voit une tumeur qui obture la narine correspondante et refoule en dehors l'œil en grande partie perdu. .Excavation glaucomateuse de la pupille. Ulcérations sur la joue et la voûte palatine. Avec l'extrémité de lines on sent que la tumeur obture partiellement le pharynx en haut. Pendant la résection, on trouve qu'elle pénètre profondément dans l'orbite et dans la fosse temporale. On réussit néanmoins à enlever toute la masse et à combler la perte de substsnce à l’aide d’un lambeau pris dans la région de
la tempe.
La réunion se fit très vite et en grande partie par première :
intention. Il quitta l'hôpital guéri en apparence le 23 août. Peu de temps après qu'il fut rentré chez lui, il eut d’abondantes
déistaxis el une récidive rapide se fit,
| 4 ” The s'accompägna de dysphagie, car la tumeur remplit a bouche et le pharynx. Mort le 25 décembre 1876.
OBSERVATION XXV (Estlander, loc. cit).
Ostéosarcome du maxillaire supérieur gauche. Résection totale. | . Mort au bout de deux mois et demi de pneumonie. cHeurichJ."G3142% ans, paysan de Lajo, souffrit beaucoup,
dans le courant de l'été de 1876, des dents cle la mâchoire supé-
rieure gauche ; elles devinrent tellement mobiles qu’il put enlever lui-même deux molaires. Au mois de juillet.il s’'aperçut
de lPexistence d’une tumeur dans la moitié gauche de la voûte palatine, et trois semaines environ avant son entrée, la joue de ce côté se tuméfia.
40 avril 4877. — Il est venu à l’hôpital, c’est un homme solide,.bien bâti, ayant un certain emhbonpoint. La mâchoire supérieure gauche est tuméfiée, mais la peau est intacte ; pas de déformation du nez ; narines perméables ; le rebord orbilaire est plus mousse qu'à l’état normal; pas de déplacement du globe oculaire. F
| La moitié gauche de la voûte palaline jusqu’à la ligne médiane est réimplacée par une tumeur recouverte en partie par la date en parlie par une épaisse couche de granula-
tiors ; elle a une largeur de un pouce ; la deuxième molaire
manque, les autres sont mobiles.
‘42.avril — Déimaxillaire est réséqué ; la tumeur est enlevée : en totalité, et les parties profondes de la cavité dans laquelle elle se trouvait, sont touchées avec une solution de chlorüre de v Zinc. Le malade sortit le 30 du mêne mois. Il se présenta pen-
dant l'été à la polyclinique avec the tuméfaction sensible de la région parotidienne, pour laquelle on le reçut de nouveau le 25 novembre, À ce moment la parolide est transformée en une tumeur lobulée dure par places, molle ailleurs ; elle atteint en haut le lobule de l'oreille et s’étend assez loin en arrière de son pavillon ; la peau est partout adhérente et présente deux ulcérations à bords renversés. La lèvre supérieure et la joue gauche sont couvertes par une autre tumeur épaisse et dure qui semble s'étendre à la cicatrice et à la voûte palatine ; elle remplit en arrière la cavité laissée par l’extirpation du maxilre supérieur ; la peau et la muqueuse sont encore intactes mais adhèrent étroitement à la tumeur. Etat général toujours satisfaisant.
28 novembre. — Extirpation complète de la parotide.
13 Sésombres — La plaie de la précédente opérationé tant gué- -rie on enlève la tumeur de la zone et de la lèvre qui a encore augmenté de volume depuis le jour de l'entrée. La nouvelle plaie guérit sans accidents; mais le malade mourut vers le milieu de mars 1878 d’une pneumonie aiguë qui l'emporta en
quelques jours.
OBSERVATION XX VI (Estlander, Zoc. cüt.).
Ôstéo-sarcome du maxillaire supérieur gauche. Résection tot ale Mort le surlendemain de l'opération.
Franz S..., 32 ans, peintre d’Ingaa, éprouve en mai 1877 une douleur au niveau de la mâchoire supérieure gauche dont les . dents devinrent mobiles. Au commencement de juillet imper-
méabilité de la narine gauche et difficulté de la déglutition.
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OEïl repoussé en avant. Plusieurs hémorrhagies buccales, deux
dents tombent.
30 août. — Entré à l'hôpital ; état générel mauvais; amaigrissement, diarrhée. Joue gauche occupée par une tumeur
lobulée au-dessus de laquelle la peau est mobile; coloration rouge manifeste,
Rebord orbitaire inférieur mousse ; cavité occupée par la tumeur. Œil repoussé en haut et en dehors ; ectropion de la
paupière inférieure. Acuité visuelle diminuée. Narine gauche
obturée. Toutes les dents de la moitié de la mâchoire supé-
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rieure, sauf les premières incisives sont tombées ou mobiles
les téguments sont ulcérés du côté de la bouche ; la tumeur
refoule la muqueuse palatine et forme une saillie qui s'étend
jusqu'à la ligne médiane ; rien dans le pharynx. Intelligence
intacte. Pas de phénomènes cérébraux. ;
12 septembre. — Résection du maxillaire supérieur gauche ; on enlève énsuité la partie de la tumeur qui reste. Après l’ablation de l'os on rencontre de grandes difficultés au voisinage | de l’apophyse ptérygoïde : les muscles ptérygoïdiens interne et externe sont infiltrés, et un prolongement s'étend jusque dans la fosse temporale. Lorsque le siège exaci a été bien déterminé, on cautérise comme daas le cas précédent avec la
solution de chlorure de zinc, les points où elle siégeait ; un
tampon d’ouate imbibé de glycérine est introduit dans la cavité.
Le lendemain, état satisfaisant. T. V. = 40.
Le surlendemain, délire ; parle et ne paraît pas comprendre les questions qu'on lui adresse ; attaque convulsive; difficulté
à avaler. P. 100. Sangsues aux apophyses mastoïdes Glace sur
la tête; le délire continue le troisième jour et la mort arrive le soir dans le coma.
Lechaux 6
L'autopsie montra qu’un prolongement d'une épaisseur de un centimètre ayant perforé la base du crâne en arrière de l'orb itre, avait traversé la dure-mère dans la fosse moyenne et co mprimait légèrement le cerveau. Au point correspondant, il y avait un foyer de ramollissement; méningite purulente géné -
ralisée au début. | : DE PRE