SIGNES
Les sarcomes primitifs de l’intestin grêle n’ont pas une symptomatologie bien spéciale, c’est-à-dire qu'ils se manifestent à peu de choses près comme les autres tumeurs abdominales. Comme toutes ces dernières, ils sont très difficiles à dépister dès le début, alors que la tumeur, du ‘volume d’une noix ou d’une mandarime, par exemple, est trop pèu développée pour être perceptible à travers la paroi abdominale. À ce moment, C’est à peine si on peut signaler quelques troubles digestifs vagues et insignifiants. Mais comme la plupart du temps la maladie évolue rapidement, ces prodromes sont vite suivis du signe clinique capital: l’apparition de la tumeur. Cette tumeur.est surtout caractérisée par son siègé. On la trouve dans cette partie de l’abdomen qu’encadrent les côlons ascendant, transverse et descendant; parfois son poids l’entraîne dans la cavité pelvienne, et nous verrons que plus d’une fois on confondit ces néoplasmes avec des tumeurs ovariennes où annexielles. Plus généralement, on la trouve dans une des fosses iliaques droite ou gauche, où bien encore dans la région péri-ombilicale. Dans la majorité des cas, il existe donc une tumeur facile à sentir à la palpation de l'abdomen; un des caractères de ces néoplasmes, c’est qu’au début tout au moins leur masse est géné-
‘que
a ‘tumeur, d Ras DA assez re
depuis Je volume d’ une orange jusqu'à celui. d’ une tête A 'adulte ; ceci est tout à à fait différent. de ce que l’on observe au niveau dus gros intestin, où la variété des petits cancers , en virole, inappréciable au palper, est très fréquente. 3 Souvent la tumeur a une consistance dure, mais elle peut aussi être: plus ou moins ramollie et donner même î une impression pseudo- fluctuante ; sa ‘surface est excep- | tionnellement lisse, plus souvent ie est bosselée, irrégulière,, donnant quelquefois l'impression d’ un amas de: ve tes tumeurs lobulées. FR : HS 4 Cependant on ne sent on Rue seule tumeur, ‘même quand l’a topsie a démontré qu'il en existait plusieurs; dans D Cas seulement, sur 60 observations, on put sentir plusieurs tumeurs à l'examen. FES Pac La masse néoplasique est généralement mate, à.moins : ae à que les anses intostinales, agglutinées par les adhérences, | Pne se placent au-devant d’elle. Es
Le tumeur est donc le signe capital, puisqu elle £ fois sur 6; quelquefois même, c’est le Signe unique. Mais il est un ne remarquable de cette tumeur, qui. “existe
ve
néoplasies à siège intestinal: c’est qu’elle n’est pas stémosante. L ‘anatomie AS RIRES en effet, nous appren-
à a } ÿ ÿ AS
sont AT Flat 4 pocossibles. Nous nous | empressons se ci
pée pour être facilement, sentie; son volume est variable, anse
dans la plupart des eas et qui la différencie des ‘autres
se
dra que le sarcome de Il 'intestin érêle agrandit 1 lumière intestinale au lieu de la rétrécir. on |A côté de cette symptomatologie ne . tumeur à? re siège intestinal non Sténosante, nous devons faire une place ; à toute une série de petits signes dont l'existence, bien que souvent incertaine, peut faciliter énormément le ae à nostic. | PR Fo En première igne, nous tétons L late rapide Æ précoce; chez les enfants en particulier, elle fait rarement défaut, puisqu'on la rencontre plus d? une fois ci deux ; à c’est l'apparition de cet amaïgrissement, suivi d’ 7e affai- . blissement progressif, qui conduit souvent la maman chez : fe le docteur. Remarquons en. passant que ce signe est bien ae
moins “important chez l'adulte, puisqu’ on ne le rencontre AE qu’une fois sur Cinq. | -
“Les troubles digestifs es SOURCE ‘été: signalés, mais leur manifestation est très différente et varie avec chaque … cas. On a noté la constipation rebelle 10 fois sur 60, la ë diarrhée, 3 fois, des alternatives de constipation et de diarrhée 3 fois, des pesanteurs après les repas 3 fois, des douleurs très vives sous forme de coliques, comme dans : uotre observation personnelle, 10 fois. :
La fièvre n’est pas rare, mais elle n’a rien de caractéristique; ce n’est pas une fièvre néoplasique ; elle est probablement liée à l’ulcération et à l'infection secondaire du sarcome. See Le mœlena est rarissime, puisqu'on ne l’a noté qu’une fois; ceci est remarquable, étant donné que ce sont des heure souvent ulcérées et que les hémorragies interstitielles y sont très fréquentes; quelque explication qu’on. donne de ce fait, sa constatation a une grande importance. On connait la fréquence des selles mare de café dans le
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As D our que a 1 ee à Ab déjà 1 da son à évolution. Ce one 8 Fe DAes une grande
Ps Fa ed et ne métastases net: je compri- . ment, les vaisseaux. La néoplasie ayant envahi le péri- NS: toine, tend à se généraliser ; on doit. se. garder de toute intervention. PR SOS CAN MEN a ex.
ï Dans les rares cas où il y: a ion intestinale et même ee dans tous les cas, il sera intéressant de recherchér la pré- | sence des indican’ dans les urines. En effet, comme le signale Jaffé, toutes les fois que le cours des matières est : ralenti dans l'intestin grêle, la décomposition des matières ; ‘albuminoïdes donne naissance à de l’indol qui, repris par Lors ganisme, est éliminé par. les urines à l’état d indolxy- Ve. sulfate alcalin où indican. Quoique le sarcome du grêle “soit rarement sténosant, sa présence détermine certaine-
ment très souvent une paresse intestinale très marquée. 0 est done là un signe de laboratoire qu” on ne ns pas négliger. DAT IR TSI
Si nous résumons les divers signes que peuvent pré. senter les malades atteints de sarcome primitif de l’intes-
tin grêle, nous voyons qué le plus important, parfois le ut c'est Vexistence d’un tumeur abdominale, non sté- -nosante, dont le siège répond à l'intestin grêle. Viennent ensuite une série de petits signes, paresse intestinale ou \débâcles diarrhéiques, coliques, pesanteurs. On à encore signalé l'absence de mœælena, la fièvre, l’aseite, la cireulation collatérale « et l’indicanurie.