‹ Contribution à l'Étude des Sarcomes Primitifs de l'Intestin GrêleChapitre 5 sur 14 · DIAGNOSTIC · texte numérisé non relu

DIAGNOSTIC

Si nous parcourons les diverses (be publiées jusqu’à ce jour, nous constatons que le diagnostic abso- Lument exact, n’a pu être fait que deux fois par Westermark et par Lecène, et encore ces auteurs ont-ils soim de faire remarquer qu'ayant rencontré peu auparavant, soit par laparotomie exploratrice, soit comme trouvaille d’autopsie, des cas de sarcome non diagnostiqués, leur esprit s'était naturellenmt porté de ce côté-là, devant un cas dont la symptomatologie était à peu près similaire. | C’est dire les difficultés que présente le diagnostic de . ces tumeurs, il est même des cas où il est impossible. Supposons un sarcome du volume d’une mandarine, par exemple, dont la palpation sera impossible à travers la paroi abdominale, la symptomatologie se résume à quelques: troubles gastriques, à un amaigrissement notable, à une cachexie précoce. Le diagnostic alors s’égare et ce n’est qu’accidentellement, à la suite d’une occlusion intestinale, que rien n’explique, ou d’une péritonite intempestive, que l’on peut soupeonner la présence d’une tumeur. Dans ces. conditions, il arrive bien souvent que le malade miné par la cachexie vient mourir à l’hôpital et que le diagnostic est une trouvaille d’autopsie. |

Cependant, au début, dans ces cas où la tumeur ne peut

GE ae Vidée die bee Ron Cette as | me ns che, presque toujours. positive dans les cas de tubereulose Li us NE | intestinale, a toujours donné des résultats négatifs. dans | “iles quelques cas de sarcome où elle a été faite. : Dans les cas d’ ocelusion intestinale, on arrivera à localiser cette oeclusion en cherchant ] indican dans les urines; selon la méthode de h off: ce. procédé aura son utilité toutes les fois que le HAenoa de sera existant entre une sténose du grêle et une, sténose du gros intestin. Enfin, le toucher . | vaginal et le toucher rectal pourront, ‘combinés au ‘palper,. .. quelquefois suffire à déceler une tumeur qui n’aura pas - été. perçue par le palper abdominal. :

| Prenons un autre cas, celui où le symptôme capital # | existe, ou la tumeur. du volume d’une orange, par exemple, A . siège dans l’abdomen. La grosse difficulté consiste alors M er ae dans la, localisation exacté de la tumeur ; ils agit de déter: : | “ miner si elle dépend de l’intestin grêle ou de tout autre organe abdominal, Au début, lorsque la néoplasie est. en- | core libre, qu’on peut facilement la mobiliser, cette loca- 2 lisation n’est pas impossible, le mésentère constituant une mt attache très lâche et très souple en peut faire évoluer la c Ft masse dans toutes les directions, mais dès qu elle a con-. tracté des adhérences, la difficulté devient insurmontable. : Somme toute, la symptomatologie dont nous avons: donné le détail, n a, qu ‘une valeur toute relative puisqu ’elle ne conduit pas à la certitude, et nous devons avouer que

parmi les divers signes que nous avons énumérés, il n’en est pas un seul qui caractérise réellement l’affection. Aussi m'est-on pas étonné en compulsant les diverses observations publiées jusqu’à ce jour, du nombre considérable d’erreurs de diagnostic commises à ce sujet et de leur

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\ dréveité. men un Dr Han avait. pensé à n mobile, Balzec- et. Terrier. à une péritonite tuberon euse,. Brault à un kyste hydatique du foie, Heïnze a ‘un car inome du côlon descendant, Fleming et Steven à à une hypertro- “4 phie, de la rate; chez les femmes, Quénu avait eru avoir

affaire à un kyste de l'ovaire, Hawthorn à à un fibrome uté- | rin adhérent à l'intestin, Mermet à à un pyosalpinx. : 1 Ces quelques exemples, plus que tous les commentaires, font toucher du doigt la multiplicité des erreurs possibles. î | Par quel moyen le praticien pourra- ST arriver alors à FE > a certitude qui fixera son diagnostic? A notre avis, in NA en a qu’un, © est la laparotomie exploratrice. Si après avoir fait une fenêtre abdominale le chirurgien se trouve ; en présence d’ une tumeur, il faudra qu’il $ache différencier | “ler sar come des autres néoplasmes intestinaux; nous ver- ‘ons, ‘en anatomie pathologique, qu’ ’en somme, le diagnostic anatomique de sareome peut être porté à l'œil nu. à On a généralement affaire à une tumeur volümineuse, bos selée, montrant à sa surface des extravasats sanguins, parfois très abondants, infiltrant toute la circonférence de? nie l'intestin, mais en. général] sans le rétrécir, on trouve de te 1 . dans le mésentère de volumineux ganglions.

5 . Le diagnostic différendiel maeroscopique du sarcome et de l’épithélioma préventif de l'intestin grêle est facile :

1 épithélioma infiniment plus rare sur ce segment d’intes- :

tin se présente avec des caractères macroscopiques tout autres. La tumeur est en général du volume d’une noix, d’une châtaigne; elle détermine presque toujours une sténose très serrée du calibre intestinal, les métastases ganglionnaires sont moins fréquentes. Néanmoins, on cite au : moins un Cas, celui publié par Kukula, où la pièce anatomique avait l’aspect d’un sarcome et où l’examen histolo-

gique décéla une tumeur épithéliale,

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