RAPPEL D'EXPÉRIENCES ANTÉRIEURES
L'étude de la variation de l'intensité du courant en fonction du temps a été entreprise par Lafond, puis reprise par Sambussy. Lafond a montré que la courbe : —/f\f) avait une allure exponentielle et que l’on pouvait écrire, comme l’a proposé M. Reboul pour les semi-conducteurs solides,
Die — (to — ie )e * (1)
en appelant : l’intensité instantanée, 7, l'intensité initiale, et z. l’intensité limite.
La courbe log (—i.)=.f(t) doit donc être une droite. C'est etfectivement ce que constatait Lafond en utilisant une cuve munie d’électrodes distantes de 11 cm. et remplie d’acétone, de nitro-
benzène, d’hexane ou de toluène. En diminuant la distance des électrodes, Lafond observait que la courbe n’était plus linéaire et présentait une convexité accusée vers le bas. C’est également ce que remarquait Sambussy avec une distance d’électrodes de 5 cm.
En faisant varier systématiquement la distance des électrodes, Je suis arrivé aux mêmes conclusions. La loi indiquée par Lafond nest bien suivie que si les électrodes sont éloignées, distantes par exemple d’une dizaine de centimètres. Si la cuve est de longueur inférieure, la convexité de la courbe s’accuse, sauf pour des champs appliqués relativement faibles, de l’ordre de quelques volts par centimètre.
Je conserverai néanmoins la représentation logarithmique pour le tracé des courbes, car elle rend mieux compte de l'allure des phénomènes et permet plus facilement de comparer les divers résultats expérimentaux. D'autre part, la relation (1) peut être établie théoriquement et son application nous permettra de déterminer la somme des mobilités des ions positifs et négatifs.