‹ Contribution à l'étude des semi-conducteurs liquidesChapitre 5 sur 20 · EST) = LE · texte numérisé non relu

EST) = LE

. = pts : Va ++ Ve L désignant le logarithme népérien, avec K=———.

Cette relation n’est vraie que pendant les premières secondes ou les premières minutes de l’expérience. La courbe réelle s’écartera ensuite plus ou moins de la droite théorique.

Détermination de la somme des mobilités des ions positifs et négatifs (15). — La remarque précédente nous permettra de calculer la somme des mobilités des ions positifs et négatifs. En effet, quelle

(:) Il arrive cependant que l’on observe des discontinuilés de potentiel aux électrodes dès l’établissement du courant. Mais nous verrons qu’elles doivent très probablement être alors imputées à l’existence de couches intermédiaires entre le semi-conducteur et l’électrode.

1h $.-L. ÉCK

que soit l'allure ultérieure des variations de I, K représente le coefficient angulaire de la tangente à l’origine de la courbe :

On pourra donc écrire :

On www Lo e)—L(I— 1) Émis t

à condition de faire ce calcul sur un temps très court, ou de déter-

miner graphiquement K.

D'où :

(ki + k:)E = KI ; (VI)

en appelant k, et k, les mobilités des ions positifs et négatifs et E le champ appliqué.

Soit encore en faisant intervenir la différence de potentiel V:

k+k=K +. (Vi)

On voit que l'étude de la courbe représentant I en fonction du temps permettra de déterminer la somme des mobilités des ions.

Cas général. — Il est difficile, en général, de prévoir la forme exacte de la courbe 1=— f(#) pendant toute la durée du régime variable. On peut cependant prévoir que la décroissance sera moins rapide que ne l'indique l’équation (1). En effet, des charges positives s’accumulent près de la cathode, des charges négatives près de l’anode. La diminution de concentration ionique au voisinage des électrodes est plus lente que si cette concentration restait uniforme au sein du liquide. Les 2 ; £ ee sont plus petits que 22, valeur correspondant à une concentration uniforme. La décroissance du courant sera donc plus lente que ne le prévoit l'équation (1). C’est bien ce-que l’on trouve expérimentalement.

Dans le cas des champs faibles pour lesquels l’équation (1) est toujours applicable, on peut admettre que la diffusion des charges est suffisante pour éviter toute accumulation sur les électrodes. I! n’en sera plus de même dans le cas général. On peut remarquer cependant, que, quel que soit le champ appliqué, la concentration des ions reste uniforme, sauf au voisinage immédiat des électrodes. On s’en rend compte par le fait que le champ, mesuré au moyen de sondes, ne s’écarte que rarement d’une valeur moyenne tout le long de la colonne liquide.

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